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Le blog de Monique Vial

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Gardasil, le retour !

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Posté le 16 octobre 2014 à 16:43

Un rapport du Haut Conseil de Santé Publique préconise la vaccination systématique de toutes les petites filles et bientôt de tous les petits garçons dès l’âge de 9 ans ! Nos autorités ont la mémoire singulièrement courte, voire sont frappées d’amnésie.
Petit rappel :
Il y a un an, une campagne massive tentait de nous démontrer l’intérêt d’un vaccin nommé Gardasil, pas un journal télévisé qui n’avait son spécialiste venu expliquer doctement que ce vaccin éradiquerait le risque de cancer du col de l’utérus. Il fallait donc absolument convaincre médecins et patients de cette avancée majeure de la médecine préventive.
Mais aucune allusion sur les effets secondaires du Gardasil et la jeune Océane, aujourd’hui lourdement handicapée, a fait les frais de l’information manipulée et doit se battre pour sa santé et contre Sanofi, suivie dans son courageux combat par des dizaines d’autres jeunes femmes.
Pourtant ces effets indésirables étaient parfaitement connus. Dès 2007 la TV américaine se faisait l’écho des graves complications et de décès brutaux imputables au Gardasil, en Autriche le Dr Andrea Kdolsky ministre de la santé retirait ce vaccin du programme officiel pour mettre l’accent sur le dépistage, c’est-à-dire le frottis.  En France, le  Dr Bernard Dalbergue auteur du livre au titre évocateur  » Omerta dans les laboratoires pharmaceutiques », est très clair, Sanofi savait.

Voici ce qu’il dit du Gardasil dans son interview à la revue Pratique de Santé :
« Prenez le Gardasil, il faut bien mesurer l’étendue du scandale : tout le monde savait au moment de l’obtention de l’autorisation américaine de mise sur le marché que ce vaccin n’apporterait strictement rien ! Diane Harper, qui était un leader d’opinion aux États-Unis, avait tiré très tôt la sonnette d’alarme en pointant du doigt la fumisterie et l’arnaque.
[...] Je prédis que le Gardasil sera le plus grand scandale médical de tous les temps. Parce qu’à un moment on va prouver par A + B que ce vaccin, pour prouesse technique et scientifique qu’il soit, n’a aucun effet sur le cancer du col de l’utérus et que les très nombreux cas d’effets indésirables qui détruisent des vies, voire tuent, ne sont là que pour le seul profit des laboratoires ».
Il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme, le professeur Henri Joyeux et plus de 700 de ses confrères médecins ont signé une pétition en mars 2014 demandant une commission d’enquête parlementaire sur ce vaccin. Parmi eux se trouve la pneumologue Irène Frachon qui avait révélé courageusement le scandale du Médiator.
Alors plus que jamais, soyons vigilants et ne nous laissons pas manipuler par des campagnes parfaitement orchestrées jouant sur la peur et la culpabilité.

Fibromyalgie : ce que montre l’IRM

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Posté le 10 octobre 2014 à 11:02

IRM étude fibromyalgiqueUne étude cherchant à comparer par IRM fonctionnelle la connectivité de la substance grise périacqueduquale (SGPA) a été conduite parmi 15 volontaires sains et 15 patients souffrant de fibromyalgie.

Chez les volontaires sains la connectivité se fait entre de nombreuses structures cérébrales.

Chez les patients souffrant de fibromyalgie, seules certaines zones spécifiques telles que le cortex cingulaire antérieur (CCA), la cingula et le cervelet sont en activité. Ces zones sont connues pour présenter des signaux modifiés au cours des douleurs chroniques, il s’agit de la matrice neuronale centrale de gestion de la douleur…

Les auteurs ont montré que cette connectivité est diminuée dans ces zones au cours de la fibromyalgie.

Ces conclusions confortent les nombreux autres travaux montrant que le système nerveux central présente des anomalies au cours de la fibromyalgie. La Fibromyalgie c’est bien « dans la tête  » mais il s’agit d’un dérèglement de la gestion des voies de la douleur (intriquées avec des anomalies des voies périphériques afférentes et inhibitrices efférentes) et non d’un syndrome psychosomatique.

Différence statistique de la connectivité de la région périacqueduquale

Photo d’illustration : patients avec Fibromyalgie image A,  volontaires sains image B.

Ref: Periacqueductal gray connectivity in patients with fibromyalgia. preliminary results. S. Lacesa et al.

IASP 2014, Buenos Aires, 6-11 octobre 2014

COMMUNIQUÉ ÉTUDE ACTIPOL/FIBROMYALGIE

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Posté le 6 octobre 2014 à 11:50

plaque magnétique sommeilComme je vous l’avais récemment annoncé, la toute première étude sur le système magnétique Actipol est en cours. C’est notamment son action sur la fibromyalgie par l’amélioration du sommeil qui est testée. Voici le premier communiqué, très prometteur :

Une étude scientifique médicale prospective multicentrique (Paris ID, Bretagne, Loire)  est en cours concernant l’effet de régularisation du sommeil par un procédé naturel non médicamenteux chez les patients atteints de fibromyalgie. Il s’agit d’un dispositif médical de type plaques magnétiques permettant par trois modes d’action de corriger le sommeil fragmenté et non récupérateur dans la fibromyalgie.
Depuis les études de privation du sommeil engendrant un état douloureux de type fibromyalgie par le professeur H Moldofsky en 1976 nous savons que le sommeil est la pierre angulaire de la problématique de la qualité de vie des patients fibromyalgiques. Un sommeil non régénérateur , fractionné de manière chronique ( ondes alpha delta dans la phase de sommeil profond de type 4 en Électroencéphalogramme EEG lors d’enregistrement du sommeil (polysomnographie) induit une  fatigue chronique, des  douleurs diffuses par abaissement du seuil de perception de la douleur, et des perturbations psychologiques voire cognitives (fibrofog: diminution de la concentration mentale , du calcul mental , de la vigilance. ..).
Ces plaques magnétiques ou coussins magnétiques délivrent un champ magnétique continu qui restaure l’axe Nord Sud géographique idéal pour dormir sereinement (Nord à la tête et Sud aux pieds)
Le champ magnétique distribué est homogène et non chaotique assurant un sommeil de qualité, réparateur tout le temps que vous dormez dans votre lit. Bien sûr, hors du lit, pas d’effet indésirable donc pas d’hypersomnie diurne.
Les plaques placées entre matelas et sommier (même métallique) induisent un champ magnétique physiologique et non un «hyperchamp». Pas de contre-indication en dehors des appareils fonctionnant avec des sondes magnétiques (pacemaker…) pour ne pas créer d’interférences de champ.
Ce système permet de s’affranchir des fluctuations du champ magnétique terrestre en moyenne équivalent à 0,5 Gauss et des champs nocifs parasites qui nous entourent (ligne haute tension, antenne pour le wifi, et appareils électroménagers de votre logement).
Ce champ magnétique corps entier (CMCE) vous fait dormir dans une « bulle magnétique « protectrice.
Les patients étudiés sont revus après 7 nuits pour une première évaluation compte tenu de la rapidité d’effet (3-4 nuits en général parfois dès la première nuit) et pour s’assurer de la bonne mise en place du dispositif médical.
Chaque visite de contrôle (M1-M2-M3) comporte une  évaluation approfondie du sommeil par les échelles de Vis Morgen et  score de Spiegel, échelles quantitatives et qualitatives.
Les traitements en cours avant l’étude ne sont bien sûr pas modifiés, les plaques magnétiques apportant un complément  à la prise en charge classique de ces patients, elles ne se substituent  pas au traitement habituel mais permettent le plus souvent de proposer en fonction de l’amélioration une réduction significative voire parfois un sevrage en médications chimiques du sommeil.
Les premiers résultats sont plus qu’encourageants avec en moyenne 80% de répondeurs positifs à la première semaine et amélioration des scores en moyenne de 75 % confirmée à M1 malgré les événements interférentiels de la vie.

LE TRAIN DU FUTUR NE ROULE PAS, IL VOLE

Posté le 27 septembre 2014 à 10:15

Train du futurL’avenir du transport ferroviaire semble s’orienter vers la lévitation magnétique. Un train qui ne roule plus mais flotte dans l’air, à 10 cm au-dessus de sa voie, qui n’est d’ailleurs plus ferrée mais magnétique et en forme de U.

Le principal avantage de la technique est de minimiser les frottements pour atteindre des vitesses élevées avec un haut rendement énergétique et très peu de pièces mobiles à entretenir. Le principal inconvénient est le coût du kilomètre de voie.

Si la technique apparait d’avenir, elle date pourtant de 1922 avec les travaux de l’Allemand Hermann Kemper, interrompus par la seconde guerre mondiale. En 1962, le Japon reprend les recherches et conçoit un prototype qui bat régulièrement des records de vitesse. C’est en 1979 en Allemagne que le premier train à sustentation magnétique transporte des passagers à l’occasion d’une exposition internationale. En 1984 toujours en Allemagne le Transrapid de Siemens est mis en service sur une ligne d’essai mais c’est aussi le premier drame pour un train à lévitation magnétique. Le 22 septembre 2006 vers 7h30, une rame rentre en collision à 200 Km/h avec un engin de maintenance de la voie, le bilan fut de 25 morts et 8 blessés; détail, malgré le choc le train n’a pas déraillé…

En 2004, en association avec Siemens la Chine construit une vraie ligne commerciale du Transrapid reliant une ligne de métro de Shanghai au nouvel aéroport international de Pu Dong sur un peu plus de 30 Km, avec une vitesse de pointe de 431Km/h. Curieusement, (subtilité chinoise ?), arrivés à l’aéroport, il était impossible de quitter la rame qui vous ramenait à grande vitesse au point de départ d’où il ne vous restez plus qu’à prendre un taxi pour retourner à l’aéroport, histoire vécue personnellement. J’ai pris ce train il y a quelques années, on a l’impression que la rame ne pèse rien, et que tel un fétu de paille, elle est propulsée par une puissante force externe. Un ressenti physique à l’issue du voyage : un léger mal de tête, mais était-il bien du au champ magnétique sustentateur ?

Aujourd’hui le Japon, naguère pionnier, tient sa revanche et après avoir construit en 2003 une ligne expérimentale de son Japan Railways Maglev de nouvelle génération il détient depuis 2011 le nouveau record de vitesse pour un train à 581 Km/heure. La rame du nouveau JR-Maglev est équipée de bobines supraconductrices baignant dans l’hélium liquide à -270°C. Les bobines sont refermées sur elles-même et parcourues par un courant de 700 000 ampères qui produit un champ magnétique de 5 teslas, équivalent à celui des IRM.

Aujourd’hui, le premier ministre japonnais, Shinzo Abe, vient d’annoncer la construction en 2027 de la première ligne vraiment commerciale à sustentation magnétique, qui reliera dans un premier temps Tokyo à Nagoya, puis Nagoya à Osaka en 2045, un chantier estimé à 112 milliards de dollars… Il serait temps de faire pousser des ailes à notre TGV.

FIBROMYALGIE ET MAGNÉTOTHÉRAPIE

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Posté le 23 septembre 2014 à 16:42

fibromyalgie magnétothérapieL’article sur la fibromyalgie a suscité un grand intérêt, de nombreux commentaires et beaucoup d’interrogations sur les thérapies magnétiques, j’ai essayé de répondre à chacun d’entre vous mais il m’a semblé utile de faire un résumé des questions les plus fréquentes et des réponses apportées.
Il n’est effectivement pas facile de diagnostiquer la fibromyalgie surtout quand la médecine ne veut y voir qu’un effet psychosomatique. Aux  douleurs s’ajoutent alors l’incompréhension, le manque de reconnaissance d’un mal pourtant bien réel et trop souvent l’errance médicale.
A la question, vers qui dois-je me tourner pour établir le bon diagnostic, je vous répondrai les centres anti-douleurs et les rhumatologues car spécialistes de la douleur, ils sont plus perspicaces, plus ouverts et mieux formés, on leur doit d’ailleurs d’avoir mis un nom sur ce syndrome.
Quels traitements ? Chacun d’entre vous exprime une souffrance différente mais une même demande, trouver une aide pour mieux vivre le quotidien et la magnétothérapie peut y vous aider, comme vos témoignages le confirment.
Quelles techniques de magnétothérapie ?
Principalement deux pour pour les traitements de fond :
- Le coffret 12200 Gauss pour rétablir la circulation énergétique et combattre la fatigue. Son utilisation est simple, il est composé de 2 puissants aimants qui se placent une vingtaine de minutes sous les extrémités (mains et pieds) la main ou le pied droit sur la face nord du magnet et la main ou le pied gauche sur la face sud; à pratiquer aussi souvent que vous le pouvez.
- Le set Actipol qui, en agissant sur la qualité du sommeil aide à mieux vivre, et nous le savons bien, la qualité de nos nuits influence directement notre quotidien.
Pour le set Actipol, une étude est actuellement en cours, je ne manquerai pas de vous tenir informés.
Pour un soulagement local, la gamme magnéto-active, ceintures, genouillères, épaulière, coudière, chevillère, etc ou la gamme Medimag, ce sont des aimants thérapeutiques qui se fixent directement sur la peau à l’aide d’adhésif là où vous avez mal.
Et si je suis sure que la magnétothérapie est une aide réelle je me refuse à vous promettre miracles et guérison, une amélioration n’est-elle pas déjà un formidable espoir.
Pour en savoir plus, les fiches produits et d’autres témoignages sont disponibles sur le site : www.aurismagnetic.com.
Pour plus d’infos sur ce syndrome, un site que vous connaissez certainement : www.fibromyalgie-france.org

NETTOYER LE SANG AVEC DES AIMANTS

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Posté le 16 septembre 2014 à 22:39

Nettoyer le sang avec des aimantsLes aimants trouvent chaque jour de nouvelles applications médicales. Il y a quelques heures, des chercheurs américains ont annoncé la mise au point d’un appareil externe capable de nettoyer le sang d’agents pathogènes. Un nouvel espoir de traitement contre la septicémie, les maladies infectieuses et même Ebola. Les infections du sang touchent 18 millions de personnes dans le monde et le pourcentage de décès oscille de 30 à 50%. Les microbes qui en sont souvent la cause sont ou sont devenus résistants aux antibiotiques.

Donald Ingber, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue Nature Medecine, déclare : « si l’appareil s’avère aussi efficace et sûr chez l’homme il permettra de nettoyer physiquement le sang en enlevant une grande variété d’agents pathogènes ou de toxines ».

L’appareil imite le fonctionnement de la rate et n’a pour l’instant été testé que chez les rats.
Le principe repose sur l’utilisation de minuscules billes magnétiques de moins d’un micron de diamètre (un millième de millimètre). Les billes sont recouvertes d’une protéine sanguine humaine conçue génétiquement, on l’appelle MBL. De la même façon que le charbon actif du filtre de votre carafe à eau retient des pesticides, la protéine MBL se lie aux agents pathogènes et aux toxines. Ils peuvent ensuite êtres isolés et retirés du sang grâce aux propriétés magnétiques des microbilles. Le sang nettoyé est alors réintroduit sans que sa composition ou sa coagulation n’en soient modifiées.

On pense que la protéine MBL pourrait être capable de se lier au virus à l’origine de la fièvre hémorragique Ebola, mais aussi au VIH, le virus du sida et à d’autres maladies virales.

Lors de leur expérience, les chercheurs ont infecté des rats avec deux bactéries, le staphylocoque doré et l’Escheria coli, toutes deux très dangereuses pour l’homme. Ils ont réussi à retirer 90% des bactéries de leur sang grâce aux microbilles magnétiques.

Beaucoup d’espoir donc dans cette nouvelle thérapie, mais aussi beaucoup de temps, certainement plusieurs années, avant qu’elle puisse être utilisable sur l’homme.

TÉLÉPATHIE PAR STIMULATION MAGNÉTIQUE

Posté le 13 septembre 2014 à 23:55

Télépathie par simulation magnétiqueLa télépathie est le mode de communication basé sur les seules émission et réception de pensées, sans utiliser les voies sensorielles. Au printemps dernier, les chercheurs américains de la Harvard Medical School, espagnols de l’université de Barcelone et français de la société Axilum Robotics ont réalisé une expérience qui répond parfaitement à la définition de télépathie. Ils ont réussi sans utiliser les cinq sens, à transmettre un message d’un cerveau situé en Inde à un autre cerveau basé en France à Strasbourg. L’expérience s’est déroulée en deux temps.

D’abord il fallut lire la pensée du cerveau émetteur et pour cela les chercheurs lui ont placé sur le crâne un casque d’électrodes qui mesurait l’activité électrique des neurones lorsque l’émetteur se concentrait sur une action à réaliser comme bouger les pieds, les mains. L’idée a été d’associer à ces mouvements un code binaire (0 ou 1). Lorsque le sujet émetteur devait penser « bouger la main » il générait un 1 et pour « bouger le pied » un 0. Les mots à transmettre qui étaient « ciao » et « hola » ont été codés par ordinateur. Ainsi pour « ciao » le code binaire était : 01100011011010010110000101101111 et pour « hola » : 01101000011011110110110001100001. Les mots une fois codés ont été envoyés par mail à Strasbourg vers le cerveau receveur.

Il fallait ensuite transmettre au cerveau receveur le codage reçu par internet. Pour cette opération, les chercheurs ont eu l’idée d’utiliser la stimulation magnétique transcrânienne. Le principe, déjà bien connu pour d’autres applications comme le traitement des dépressions sévères, est d’exciter le cortex visuel par des trains d’impulsions magnétiques avec un électroaimant. La zone occipitale stimulée se trouve à l’arrière du crâne car c’est là que les informations visuelles sont traitées par le cerveau, la moitié droite du champ  visuel étant analysée par l’hémisphère gauche et inversement. Cette stimulation magnétique produit des points lumineux ou phosphènes,  apparaissant même les yeux fermés, le sujet receveur portant un masque totalement occultant. Puis, en fonction des 0 ou des 1 transmis, les phosphène étaient déclenchés ou pas . Le receveur pouvait donc retransmettre le codage avec la suite de 0 et de 1 dans le bon ordre. Le message transmis depuis l’Inde a donc pu être décodé et lu à Strasbourg avec deux cerveaux en guise d’interfaces et internet entre eux.

Le but de l’expérience était de montrer la faisabilité de cette transmission et c’est un succès. Aujourd’hui le matériel est encombrant et la transmission très lente, mais peut-être qu’un jour la technique permettra à notre cerveau d’être capable de recevoir directement des messages grâce, par exemple, à un accessoire de smartphone fixé sur le crâne. Big brother sera alors capable de vraiment tout contrôler, jusqu’à nos pensées.

LES AIMANTS CONTRE LES MARÉES NOIRES

Posté le 11 septembre 2014 à 15:27

Les applications des aimants n’ont pas fini de nous étonner. Savez-vous que des chercheurs viennent de mettre au point une technique super-écolo pour ramasser le pétrole lors des marées noires ? Au lieu d’utiliser des dispersants chimiques polluants qui ne font que transformer la nappe en gouttelettes éparses dans la mer, ils ont eut l’idée de saupoudrer le pétrole avec de la limaille de fer très fine ou de la poussière de magnétite. Les microparticules s’alliant facilement au pétrole, il ne reste plus pour tout rassembler qu’à promener dans la nappe un aimant puissant qui fige le pétrole en un liquide visqueux comme un fluide magnéto-rhéologique qu’il suffit ensuite d’entraîner là où on veut le récupérer. On sépare ensuite le pétrole du fer pour récupérer le premier et utiliser le second pour une nouvelle intervention. Une version ménagère du même principe est aussi envisagée en alliant des sels riches en fer à des tensio-actifs pour accrocher la saleté et la ramasser facilement avec une sorte de balai magnétique.

UN AIMANT POUR DÉTECTER LE PALUDISME

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Posté le 10 septembre 2014 à 08:05

Le paludisme (la malaria pour les anglophones), touche 200 millions de personnes chaque année et en tue 600 000. Le parasite du paludisme est principalement transmis la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique du genre anophèle, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé.

Actuellement le diagnostic s’effectue par une analyse au microscope d’un peu de sang sur une lame de verre à l’aide d’un colorant chimique permettant d’évaluer la concentration de parasites plasmodium dans le sang par comptage. La méthode est approximative et l’erreur humaine fréquente. D’autre part la technologie et l’expertise ne sont pas toujours disponibles dans des régions les plus touchées par la maladie.

Des chercheurs de Singapour et du MIT (Massachusettes Institute of Technology) viennent d’annoncer la mise au point d’un nouveau test, fiable, rapide et très économique.

Et c’est là que l’aimant intervient.

La technique utilisée s’appelle la RMN, la relaxométrie par résonance magnétique, proche de IRM. Elle repose sur la détection d’un biomarqueur, des cristaux d’hémozoïne, déchets laissés par le parasite dans le sang après la piqûre.
Lorsque les cristaux d’hémozoïne, légèrement ferreux, sont exposés au champ magnétique, ils interfèrent avec les orientations normales des atomes d’hydrogène. La résonance magnétique de l’hydrogène est perturbée et plus la perturbation est importante, plus la concentration d’hémozoïne est forte et le paludisme présent. Le dispositif utilise un aimant de 0,5 Tesla (5000 Gauss), moins puissant et plus économique que les superpuissants aimants de 2 ou 3 Tesla (30 000 Gauss) utilisés par les IRM.
Facile à utiliser sur le terrain, le prix estimé de l’appareil est d’environ 1.500 € et chaque test, qui s’effectue en moins d’une minute, est très économique, moins de 0,10 €.

L’importance d’un test rapide et fiable est une avancée majeure car les symptômes apparaissent en 10 à 15 jours après la piqûre : fièvre, maux de tête, frissons et vomissements. Et s’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme peut évoluer vers une affection souvent mortelle.

PS : Un cocorico : la cause du paludisme, le parasite protozoaire, a été découverte en 1880 par un médecin de l’armée française, Alphonse Laveran, ce qui lui valut le prix Nobel de médecine en 1907.

CHAMP MAGNÉTIQUE CONTRE ALZHEIMER

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Posté le 8 septembre 2014 à 08:00

Champ magnétique contre alzheimerLa stimulation magnétique transcrânienne est utilisée depuis plusieurs années dans le traitement d’affections neurologiques (acouphènes, fibromyalgie), ou psychiatriques (dépression). Il s’agit d’envoyer dans la zone concernée du cerveau des trains d’impulsions magnétiques qui vont produire des courants induits sur les neurones pour en modifier l’activité et leur manière de communiquer. La méthode est indolore, on pose simplement un électro-aimant sur le crâne du patient pendant une vingtaine de minutes chaque jour et cela pendant 5 à 7 séances.
Des chercheurs américains de la Northwestern University et de l’Institut de réadaptation de Chicago ont eu l’idée d’utiliser cette technique pour booster la mémoire. Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Science sont pour le Professeur Philippe Amouyel, directeur de la Fondation Plan Alzheimer, tout simplement bluffants :
« on s’aperçoit que les gens qui ont bénéficié de ces stimulations cérébrales ont une meilleure mémorisation de noms et d’images auxquels ils ont été soumis et l’amélioration persiste plus de 24 heures, donc l’effet semble tout à fait intéressant et très prometteur ».
Mais la technique doit être appliquée au début de la maladie et on ne peut rendre la mémoire à un patient déjà gravement atteint.

Fibromyalgie : on en est où ?

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Posté le 4 septembre 2014 à 08:00

fibromyalgiePathologie handicapante, invalidante et excessivement douloureuse, la fibromyalgie toucherait en France plus de 3 millions de personnes, le point avec deux spécialistes les docteurs Jean-François Marc et Jean-Luc Renevier :

En France, le traitement pharmacologique repose essentiellement  sur la prescription d’antalgiques (Paracetamol, Tramadol), d’antiépileptiques (prégabaline) ou d’antidépresseurs connus pour leurs effets antalgiques (amitryptiline, plus récemment fluoxétine et surtout doluxétine, milnacipran) mais dont aucun n’est indiqué spécifiquement pour la fibromyalgie car elle est encore identifiée comme un syndrome et non comme une pathologie unique. L’Agence Européenne du Médicament (EMEA) vient ainsi de refuser d’autoriser trois médicaments pour l’indication de fibromyalgie, alors que la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité équivalente aux États-Unis, l’a fait récemment… L’EMEA se base pour sa décision sur la conjonction d’une efficacité très partielle et d’une tolérance médiocre mal connue à long terme de ces médicaments neuro-actifs. Les antalgiques majeurs (morphine) restent contre indiqués car peu efficaces, mal tolérés et à risque de dépendance ou d’accoutumance. Il faut rappeler que les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou cortisoniques n’ont pas leur place en raison de leur inefficacité et forte iatrogénicité potentielle.

Les traitements non pharmacologiques comprennent les thérapies cognitivo-comportementales, la relaxation, l’hypnose, les cures thermales, la balnéothérapie  et certaines médecines alternatives l’homéopathie, la phytothérapie, l’acupuncture, la magnétothérapie …

Ces traitements pharmacologiques et non pharmacologiques s’intègrent dans une prise en charge globale psychologique, socioprofessionnelle et familiale. L’écoute, l’empathie, la reconnaissance médicale de la pathologie, l’éducation thérapeutique  et le soutien des associations de patients sont importants à considérer.

Dans l’ensemble, la prise en charge thérapeutique reste relativement insatisfaisante malgré certains espoirs récents  comme l’hormone de croissance, la stimulation répétitive électrique ou  magnétique transcrânienne (r-TMS) dont les effets bénéfiques demandent à être confirmés. Il a été récemment démontré que cette technique de stimulation du cortex cérébral permettait d’atténuer certaines douleurs  non seulement à court terme mais aussi à moyen et peut-être long terme. Les inquiétudes sur les facultés cognitives ont été écartées par un travail tout récent d’équipes françaises. Dans un même ordre d’idée positive, une étude intéressante est actuellement en cours en France avec « Actipol » dispositif médical permettant par le biais d’un champ magnétique corps entier (CMCE) de restaurer rapidement et sans danger un sommeil réparateur par rétablissement de l’homéostasie magnétique du patient.

La prise en charge de ce syndrome est loin d’être standardisée et la comparaison avec la situation qui prévalait il y a 15 ans peut nous permettre d’être raisonnablement optimistes pour l’avenir à moyen terme.

VERTÈBRE, FOIE, OREILLE… VOUS N’AVEZ QU’À IMPRIMER !

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Posté le 31 août 2014 à 10:05

Avec les imprimantes 3D on peut reproduire n’importe quel objet en plastique ou en métal, de quoi créer une statuette ou une arme à feu.

Mais aujourd’hui le vivant devient lui aussi imprimable. Dans le médical, l’imprimante 3D est déjà utilisée pour créer un morceau de crâne à remplacer ou une prothèse sur mesure. Un Chinois de 12 ans s’est fait implanter une vertèbre imprimée en 3D à partir de poudre de titane d’après un scan 3D de la vertèbre cancéreuse à remplacer.

Mais la recherche médicale expérimente aussi l’impression 3D de tissu vivant pour créer dans le futur des organes et faire face à la pénurie de dons. Une technique développée par le laboratoire de bio-ingénierie tissulaire de l’université de Bordeaux permet de synthétiser en impression 3D les différentes couches d’une peau humaine. L’armée américaine développe aussi cette technologie pour générer et greffer de la peau sur les grands brulés en évitant des prélèvements.

Et imprimer une oreille en 3D est maintenant possible. A l’université Cornell de New York on a réalisé un scan 3D d’une oreille d’enfant à remplacer. Imprimée à base de collagène et incubée dans une culture de cellules, le cartilage s’est recréé et l’oreille fut greffée.

Mais le plus étonnant c’est la création de micro-tissu fonctionnel de foie, c’est à dire un morceau de foie humain vivant. Pour l’instant les foies artificiels de la société Organovo servent à tester en laboratoire de nouveaux médicaments. Mais cette société espère vendre bientôt des foies vivants imprimés en 3D. En plaisantant on peut envisager bientôt des foies gras sans gavage…

Dans le futur, la reproduction humaine pourra aussi être assurée par des imprimantes 3D, outre le sexe vous pourrez choisir tous les paramètres physiques de votre futur bébé, et si le résultat ne vous satisfait pas, vous jetez au panier et recommencez !

Mais même si l’impression 3D génère du tissu humain et des organes, il lui sera impossible de fabriquer une conscience, l’âme n’est pas encore imprimable… pour le moment.

Les aimants dans Shape Magazine

Posté le 29 août 2014 à 08:00

SHAPE, le magazine du fitness, de la forme et du bien être a consacré 2 pages aux aimants thérapeutiques dans son numéro du mois d’août. En voici le contenu :

L’utilisation de la magnétothérapie gagne du terrain. Faciles à utiliser, les aimants soulagent les douleurs locales en douceur. Explications.

Comment ça marche ?
La magnétothérapie tire profit des effets biologiques du champ magnétique, qui pénètre toute cellule lui étant exposée. Lorsque le sang circule à travers le champ magnétique provoqué par les aimants placés au contact de la peau des micro-courants électriques stimulent la circulation du sang et permettent un meilleur échange au niveau de la cellule.

Soulager l’inflammation
« Les aimants ne soignent pas, mais aident le corps à se soigner », résume Mathieu Debain, kinésithérapeute des footballeurs de l’AJ Auxerre « En complément des soins habituels, j’obtiens d’excellents résultats sur les pathologies qui présentent des douleurs inflammatoires, notamment les tendinites, des lombalgies ou des entorses » La mise en place est assez simple, le thérapeute cherche le point douloureux et l’encadre d’aimants de 11 ou 25 millimètres de diamètre. Parfois, il suffit de quelques heures pour soulager la douleur.

Des risques limités
Dès 1987, l’Organisation mondiale de la santé déclarait la magnétothérapie sans danger pour la santé. Cette méthode non invasive pourrait constituer un complément intéressant à la médecine allopathique, sans toutefois s’y substituer. En cas de doute, prenez contact avec votre médecin traitant pour établir un diagnostic « De même, si votre thérapeute évoque les pôles positifs et négatifs d’un aimant il y a des fortes chances que ce dernier ne soit pas très au fait de ces choses-là, car c’est le champ magnétique créé entre deux aimants qui soigne », prévient Mathieu Debain.

Le + Shape Magazine
Les aimants fonctionnent par paire. Ils st placent de chaque côté de l’épicentre de la douleur à proximité d’une blessure (et non dessus ), à environ 5 centimètres l’un de l’autre (15 centimètres maximum). Selon l’intensité de la douleur, il est possible d appliquer plusieurs aimants sur son corps (de deux à quatre pour le traitement d une tendinite, par exemple), que l’on peut conserver pendant la douche ou le bain. Précaution : femmes enceintes et porteurs de pacemaker, s’abstenir.

LE SILENCE EST TENDANCE

Posté le 26 août 2014 à 08:00

Le silence est du bien-êtreLes publicitaires nous ont toujours vanté le bonheur d’une ambiance festive, animée par des bavardages, de la musique, des cris de joie…Silence = mort, bruit = vie. Le silence est associé au vide, à l’absence alors que le bruit l’est à la création. Musique, théâtre, cinéma, le son est associé à l’image, c’est le son qui renforce l’émotion visuelle. Mais le silence est aussi un son, comme le noir est une couleur. Miles Davis disait que «la véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer le silence» et pour Sacha Guitry «lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui».
Aujourd’hui, le silence est de plus en plus tendance. De New York à Paris, on préfère désormais diner en silence.
Et les publicitaires ont changé de discours : le silence permet de cristalliser l’attention en créant la tension nécessaire à une écoute attentive. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’il est le plus particulièrement exploité dans la communication, comme par exemple celle de la Volkswagen électrique e-up (lien en fin d’article).
Le bruit influence notre comportement, il peut nous rendre agressif, nous mettre les nerfs à fleur de peau, il arrive même à troubler le rythme cardiaque et faire monter la tension sanguine. Il faut apprendre à écouter et apprécier le silence, écouter sa respiration, les bruits extérieurs, les oiseaux, le vent dans les feuilles et tout ces petits sons masqués le plus souvent par la pollution sonore. Sans cette pollution, tel un air pur, le silence peut alors devenir un vrai luxe, une nourriture spirituelle, une rencontre avec soi-même. Mais le silence absolu n’existe pas, un individu plongé dans une chambre sourde entendra toujours au moins deux sons, un grave, la circulation du sang et un aigu, le signal électrique du système nerveux.

Publicité silencieuse de la Volkswagen e-up :

https://www.youtube.com/watch?v=ElWw2G4MhY4#t=59

ARTHROSE : LES FACTEURS DE RISQUE

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Posté le 23 août 2014 à 08:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie (2éme partie)

Les facteurs intrinsèques

Pour l’ensemble des lésions arthrosiques, le premier facteur de risque est l’âge. Cependant, l’apparition des premiers signes d’arthrose peut être précoce. Une étude américaine, portant sur toute une population de sujets âgés de 25 à 74 ans, montre qu’un tiers d’entre eux présente au moins un signe radiologique d’arthrose.

Le facteur sexe est aussi important, car quelle que soit la localisation, la population féminine est beaucoup plus atteinte que la population masculine, que ce soit en nombre de localisations ou en degré d’évolution et d’évolutivité des lésions.

Viennent ensuite les facteurs ethniques, les Asiatiques et les Africains de race noire présentant une prévalence très faible par rapport aux Occidentaux.

L’existence d’un facteur héréditaire a été récemment mis en évidence pour certaines localisations comme l’arthrose digitale ainsi que pour l’arthrose généralisée.

Les facteurs extrinsèques

Les traumatismes, quelle que soit l’origine, sont de grands pourvoyeurs d’arthrose.

L’altération du cartilage peut être contemporaine ou apparaître à distance, mais dans tous les cas l’instabilité articulaire est à elle seule une cause majeure de dégradation du cartilage. Parmi les facteurs mécaniques, le rôle des micro-traumatismes n’est plus à démontrer. Si la pratique sportive n’est pas en soit à l’origine de lésions arthrosiques, il en est autrement des pratiques intensives de certains sports qui, par l’utilisation excessive des capacités articulaires, génèrent de véritables «surmenages articulaires» qui font le lit de l’arthrose, notamment au niveau du genou. Les sports les plus souvent impliqués sont les sports violents comme le rugby, le football, le ski de piste ainsi que tous les sports de combat.

Il est aussi important de noter que certaines professions sont particulièrement exposées, notamment celles en rapport avec des vibrations importantes (marteau-piqueur) ou des gestes répétitifs violents (tailleurs de pierre, métallurgistes…).

Enfin, les gestes chirurgicaux, notamment les ligamentoplasties et les méniscectomies, sont souvent à l’origine de l’apparition d’une gonarthrose.

Le dernier facteur particulièrement spécifique de la gonarthrose concerne la surcharge pondérale et a fortiori l’obésité. Spécifiquement corrélée à l’atteinte articulaire chez la femme, l’obésité peut multiplier par 9 le risque d’apparition d’une gonarthrose. Si le lien entre surpoids et atteinte mécanique de l’articulation semble évident, il n’en demeure pas moins que cette relation fait appel à des mécanismes complexes faisant intervenir le processus de régulation hormonale, l’obésité augmentant le risque arthrosique sur toutes les articulations en charge mais aussi sur les autres articulations notamment celles des doigts.

Arthrose : tous concernés

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Posté le 21 août 2014 à 17:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie.(1ère partie)

Face à l’allongement considérable de l’espérance de vie des populations et dans une recherche permanente de qualité de vie optimale, la lutte contre l’arthrose sera un des grands défis de ce millénaire que les aimants thérapeutiques contribueront largement à soulager de la manière la plus naturelle qui soit.

QU’EST-CE QUE L’ARTHROSE ?

L’arthrose est une maladie dégénérative articulaire, d’évolution chronique, qui conduit à une destruction cartilagineuse progressive.

Contrairement à de nombreuses idées reçues, l’arthrose ne répond pas à un phénomène d’usure du tissu cartilagineux, mais à une modification de l’équilibre cellulaire de ce dernier. En effet, le cartilage est un tissu vivant qui se remanie en permanence. Le renouvellement du cartilage normal répond ainsi à une série de réactions qui associent dégradation des tissus altérés d’une part et synthèse de nouveau cartilage d’autre part. L’arthrose apparaît dès lors qu’il existe un déséquilibre entre ces deux phases. Ce déséquilibre peut porter à la fois sur la quantité, moins de tissu formé que détruit, et sur la qualité, le tissu nouvellement formé résistant moins bien aux contraintes mécaniques articulaires. Il apparaît donc une diminution de l’épaisseur du cartilage, d’où la fausse perception d’usure.

LES LOCALISATIONS DE L’ARTHROSE

L’arthrose ne touche que les articulations «diarthrodiales», c’est-à-dire les jonctions entre deux os qui sont mobiles et recouvertes de cartilage. Les principales localisations de l’arthrose sont les suivantes, certaines portant des noms spécifiques :

• Le genou ou gonarthrose,

• La hanche ou coxarthrose,

• L’épaule ou omarthrose,

• Les doigts, dont la rhizarthrose est une forme particulière qui ne concerne que l’arthrose de l’articulation de la base du pouce,

• Le rachis qui, en fonction, de l’étage s’appelle cervicarthrose, dorsarthrose ou lombarthrose,

• Le pied.

D’autres articulations peuvent être atteintes comme le coude, la cheville ou encore l’articulation temporomandibulaire, mais celles-ci sont généralement liées à des causes particulières (malformations, traumatismes…).

Les localisations multiples sont fréquentes et on parle d’arthrose généralisée lorsque trois articulations au moins sont touchées.

à suivre … Les facteurs de risque

Magnétosomes, les aimants du vivant

Posté le 18 août 2014 à 19:58

Les bactéries magnétotactiques ont la capacité de percevoir les champs magnétiques, elles coordonnent leurs mouvements pour se déplacer plus facilement le long des lignes de champ.

Cette sensibilité magnétique est due à la présence dans leur organisme de magnétosomes constitués de cristaux de magnétite. Ils furent découverts en 1975 par Richard Blakemore. Chaque magnétosome a la taille d’un virus, soit un cube de 500 Angströms de coté (1 Angström = 1 dixième de milliardième de mètre) ce sont de véritables aimants naturels avec un pôle nord et un pôle sud et les bactéries magnétiques en contiennent de un à plusieurs.

L’image d’illustration montre une bactérie magnétotactique, vous pouvez voir les magnétosomes qui sont les petits grains noirs alignés en une chaîne parallèle au sens de déplacement de la bactérie en formant un dipôle assez puissant pour l’orienter dans la l’axe du champ magnétique terrestre comme l’aiguille d’une boussole. Les magnétosomes ne se trouvent pas que dans les bactéries, ils sont aussi présents dans les abeilles, pigeons, thons, dauphins, tortues de mer pour leur permettre de s’orienter dans l’espace… et même chez des mammifères comme l’homme. En effet, des cristaux de magnétite ont été découverts dans l’arcade sourcilière humaine en 1984 par l’Anglais Robin Baker, un autre Anglais Joseph Kirschvink découvre une forte concentration de magnétite dans les glandes surrénales.

Le Français Yves Rocard auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet dont « Le signal du sourcier » et « La science et les sourciers », père de Michel, homme politique français, localise ce qu’il appelle des organes magnétiques dans les arcades sourcilières, les attaches des muscles du cou, sur le crâne, dans la nuque, au creux des coudes, au creux des genoux et sur les talons. Bref, pour lui, l’homme est magnétique de la tête aux pieds. Et pourquoi pas, ne sommes-nous pas pour la science la forme la plus aboutie du monde vivant ? Restons simples, même si nous sommes bien équipés, notre sensibilité magnétique est certainement moins développée que celle d’une simple abeille ou d’un pigeon, car faute de pratique et de nécessité, en nous reposant de plus en plus sur la technologie, nous l’avons perdue.

Avant que la boussole ne soit inventée au premier siècle par les Chinois, l’homme était l’instrument pour la navigation. Le recrutement s’effectuait alors très simplement : on mettait un sac sur la tête du candidat, puis après l’avoir fait tourner sur lui-même comme une toupie, une fois à l’arrêt il devait encore être capable de montrer le nord. En quelque sorte, il ne fallait pas qu’il soit déboussolé !

Le champ magnétique terrestre s’affaiblit, c’est confirmé

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Posté le 15 août 2014 à 16:29

Mon article du 23 novembre 2013 évoquait le lancement par l’Agence Spatiale Européenne des 3 satellites de la mission Swarm pour étudier le champ magnétique terrestre.
Depuis, les satellites ont travaillé et ils confirment aujourd’hui la décroissance du champ magnétique terrestre dans certaines régions du monde, principalement l’Afrique et l’Amérique du Sud, notamment le Brésil.
Il faut rechercher les causes de cet affaiblissement dans le mécanisme physique qui génère ce champ dans les profondeur de la terre jusqu’à son noyau central. La partie extérieure du noyau terrestre composée de métaux conducteurs principalement de fer et en moindre mesure de nickel sous forme liquide engendrent ce phénomène physique particulier qu’est la dynamo auto-entretenue par la rotation du globe terrestre. C’est une anomalie de la partie du noyau, connue depuis longtemps, se trouvant sous le Brésil, qui explique ce phénomène.
Le champ magnétique, partant du noyau arrive dans le manteau mais au lieu de s’en échapper et de changer d’hémisphère il replonge d’où il vient, comme s’il existait une polarité inverse dans cette zone. Le magnétogramme de la terre réalisé en juin 2014 par Swarm montre une valeur de champ magnétique terrestre au Canada et dans les régions polaires de l’ordre de 0,6 Gauss, 0,45 Gauss en France et seulement 0,2 Gauss au Brésil.
Quelles en sont les conséquences ? N’oublions pas que le champ magnétique terrestre joue un rôle essentiel dans le développement de la vie. L’expérimentation a montré que des souris privées de champ magnétique dégénèrent en deux ou trois générations et dépérissent. Mais le champ terrestre est aussi un bouclier, la ceinture de Van Allen, qui dévie les particules mortelles du vent solaire. Au Brésil cette ceinture est toujours présente mais elle agit plus bas et les particules atteignent l’atmosphère en plus grand nombre.
A ce niveau pas encore de risque de radiations aggravé pour les Brésiliens sauf peut-être pour ceux qui vivent en haute-altitude et pour les voyageurs des transports aériens ou les habitants de la station spatiale internationale (l’ISS).
Le danger est aussi matériel car en cas de fortes tempêtes solaires, de puissants courants géomagnétiques induits peuvent détruire des infrastructures métalliques de grande taille telles les lignes de chemin de fer, les lignes électriques de haute-tension et même le réseau de distribution d’eau.
Lorsque le noyau terrestre sera complètement refroidi, le champ magnétique s’éteindra, mais rassurez-vous, cela n’est prévu que dans quelques milliards d’années !

Le cartilage, un bien précieux à préserver

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Posté le 11 août 2014 à 18:11

Le silence de nos articulations est intimement lié à l’état de surface du cartilage, c’est lui qui permet le glissement sans résistance des pièces articulaires. L’activité physique excessive, les mauvaises postures, les entorses ainsi que les chocs répétés génèrent des traumatismes. Mais si l’excès est néfaste, l’absence de mouvement l’est tout autant.

Le cartilage n’est pas vascularisé, il n’est pas nourrit par le sang comme les autres tissus humains mais par des nutriments apportés par un jeu de pressions et dépressions liées aux mouvements. Ces nutriments sont littéralement pompés dans l’os sous-jacent et la membrane synoviale. On sait par des études qu’une articulation immobilisée de façon prolongée se nécrose, c’est donc bien la preuve que le mouvement entretient le cartilage. Mais la musculature a aussi son importance car elle permet des mouvements plus souples, plus harmonieux, moins néfastes pour la surface cartilagineuse.

Des IRM ont montré que l’épaisseur du cartilage était liée au volume musculaire. La prévention de l’arthrose passe par un entretien de la masse musculaire et un sport adapté, même modéré comme la marche. Il en découle que l’idée même de contention forte est aujourd’hui dans la plupart des cas à proscrire. Si vous devez couper du bois à la hache, une contention forte pour votre dos est logique mais elle sera de courte durée. Par contre, pour les activités du quotidien, la contention légère permet le mouvement en l’accompagnant comme une aide à la musculature.

Et c’est là que les aimants thérapeutiques apportent un plus, en limitant la douleur ils permettent à l’articulation … d’articuler, de bouger et de conserver la force musculaire.

Outre leur action antalgique, les aimants ont aussi une action régénératrice, une étude récente réalisée sur des lapins, montre qu’un champ magnétique statique améliore la réparation des lésions du cartilage.

Une contention légère associée à un champ magnétique statique localisé est sans doute la meilleure solution, douce et confortable, à de nombreux problèmes articulaires.

Et en complément, n’oubliez-pas de vous hydrater (1,5 l par jour), on ne soupçonne pas l’importance d’une bonne hydratation sur la santé de nos articulations et du cartilage, et pourquoi pas une infusion de reine des près, griffe du diable complétée par un apport de cuivre.

Pas de Docteur Jekyll et Mister Hyde chez les aimants !

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Posté le 8 août 2014 à 18:01

Vous qui m’êtes fidèle, vous savez que le champ magnétique ne se pare pas de vertus spécifiques selon qu’il est nord ou sud.
Pour ceux qui nous découvrent et à qui je souhaite la bienvenue, voici un petit rappel de physique, rassurez-vous très compréhensible.

Un champ magnétique se définit en tout point de l’espace par un vecteur, c’est à dire une flèche, avec une direction et une intensité. Le champ magnétique est un espace vectoriel, c’est à dire un ensemble de flèches de directions et d’intensités différentes. Par convention, les lignes qui illustrent le champ magnétique autour de l’aimant s’échappant du pôle nord pour se refermer sur le pôle sud sont les tangentes à tous les vecteurs magnétiques. Des esprits très « distingués », se sont dit que si les lignes de champ partent en s’évasant du pôle nord c’est que celui-ci est dispersant, donc antalgique et que si ces mêmes lignes de champ se concentrent sur le pôle sud c’est qu’il est stimulant. C’est bien imagé mais complètement faux. En effet, rien ne sort du pôle nord de l’aimant et rien ne rentre dans le pôle sud. On trouve exactement les mêmes vecteurs magnétiques, même direction et même intensité, au-dessus du pôle nord et au-dessous du pôle sud, donc pas de différence thérapeutique.

Plus grave, certains, dont le Dr William h.Philpott, médecin américain, prétendent qu’un pôle est bénéfique et que l’autre serait malsain, et malsain pour lui va même jusqu’à cancérigène ! Un médecin anglais, le Dr Nyjon Eccles, a même déposé un brevet pour un système magnétique prétendant générer que du « nord magnétique ». Cela lui vaudrait le prix Nobel si c’est avéré car à ce jour, la notion de monopôle n’existe pas et que pour la physique s’il existe un pôle nord il y a forcement un pôle sud symétrique. Dans la thérapie magnétique, nous orientons les vecteurs pour qu’ils traversent la zone à soulager. La technique de base est d’utiliser 2 aimants, l’un face nord côté peau et l’autre côté sud, les vecteurs magnétiques se dirigeront d’un aimant vers l’autre, avec les mêmes vertus antalgiques et anti-inflammatoires.

En résumé, Docteur Nord et Docteur Sud ont exactement la même personnalité, donc pas de Docteur Jekyll et Mister Hyde chez les aimants !