La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

Archives du mois de avril, 2013

24 heures sous influences

2 commentaires

Posté le 25 avril 2013 à 18:56

Cet extrait  de « 24 heures sous influence » livre du philosophe et journaliste d’investigation Robert Lenglet, est tellement  banal et tellement choquant que je ne résiste pas à l’envie de le partager avec vous :

  • Max, le mari de Cécile, qui dort à ses côtés, ne rêve pas. Son sommeil est profond. Il se croit insomniaque et prend chaque soir un somnifère. Sans lui, pense-t-il, impossible de faire une « nuit normale ». Son médecin ne l’a pas contredit et lui renouvelle régulièrement sa prescription, bien que la notice signale que ce médicament n’est pas à prendre au-delà de quelques semaines. Cela dure depuis trois ans. Même le pharmacien ne semble pas s’en inquiéter.
  • Max ne sait pas que le laboratoire qui fabrique le produit offre régulièrement des petits cadeaux à son prescripteur, et même parfois une villégiature exotique ou des dîners-spectacles. La loi « anti-cadeau » ne change rien à l’affaire, les dons des laboratoires sont nombreux et les rémunérations pour le suivi des essais des nouveaux médicaments sur leurs patients restent autorisées. Les médecins qui les acceptent n’y voient pas de mal et quand on les interroge à ce sujet, certains reconnaissent qu’avec tous les produits qu’ils prescrivent, les firmes « peuvent bien faire des gestes de remerciement 24 » !
  • Le médecin de Cécile, comme la plupart de ses confrères, feuillette tous les jours Le Quotidien du médecin où les publicités pour ses médicaments préférés fleurissent dans chaque numéro pour financer le journal et entretenir les bonnes habitudes des prescripteurs. Le journal lui est envoyé gratuitement, comme à tous les médecins. Il ne prend pas le temps de le lire, survole les titres des articles et, parfois, s’arrête sur un chapeau en caractères gras. Il ne songe pas que l’industrie du médicament qui finance le journal et pèse sur son contenu en a fait un instrument de lobbying et de marketing pour modeler son jugement. Il ne réfléchit pas non plus à la raison pour laquelle les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments en Europe et pourquoi ils avalent en moyenne deux fois à trois plus de psychotropes (antidépresseurs, tranquillisants, somnifères…). Les Français dormiraient-ils plus mal que les autres ou souffriraient-ils plus de troubles psychiques ?
  • Cette question, il ne se la pose pas, à l’aune de son journal. Peut-être lui viendrait-elle à l’esprit s’il assistait à l’un des cours de neurologie où d’éminents professeurs rappellent aux étudiants que la première question qu’ils devront se poser en voyant arriver un patient est de savoir quels médicaments il a consommés, particulièrement quels psychotropes, car toutes les affections neurologiques peuvent être causées par ces derniers. S’il retournait ainsi sur les bancs de la fac pour suivre cette spécialité, il songerait à approfondir son petit colloque standard avec ses patients consommant des médicaments à risque neurologique. Par exemple pour savoir s’ils ne souffrent pas de nouveaux troubles tels que des tremblements, des pertes de mémoire plus fréquentes… Un syndrome parkinsonien, notamment, apparaît souvent lorsque l’on consomme des psychotropes. Il aurait alors relevé que Max éprouve quelquefois des sensations de ralentissement de ses gestes qui l’auraient conduit à changer son traitement…

Dans les années 1990, le psychiatre Édouard Zarifian avait lancé une grande alerte sur les psychotropes. Elle n’a rien changé. Les Français rivalisent toujours avec les Américains. Nous sommes environ cinq millions dans l’Hexagone à en avaler régulièrement, de l’enfant à l’adulte âgé. Et neuf millions sont considérés comme des « consommateurs occasionnels ».

La singularité française repose sur quelques faits saillants : la place centrale des firmes pharmaceutique dans le dispositif de formation du corps médical (y compris chez les futurs neurologues) et leur présence tout au long de leur carrière ont toujours favorisé les volumes de prescription, de même que leur financement massif de la presse médicale. La mansuétude infinie des autorités de contrôle du médicament pour cette industrie verrouille la situation et ne laisse pas espérer de changement significatif malgré les scandales qui secouent l’Agence du médicament chargée d’évaluer les produits et de les autoriser. Depuis l’affaire du Mediator, il est désormais possible d’évoquer un autre aspect de ce lobbying tous azimuts, sans être regardé comme un grand paranoïaque : la bienveillance attentive des grands laboratoires pour les hommes politiques. Comme me l’a confessé le proche conseiller d’un président de la République : « Le pouvoir de ce lobby est inimaginable. Il nous apporte une montagne d’argent sur laquelle nous sommes tous assis, à gauche comme à droite. » Il faut le dire et le répéter : Jacques Servier, le patron du laboratoire éponyme produisant le Mediator et perfusant la vie politique, n’a rien d’une exception. Nos grands élus n’envisagent pas une seconde de donner de coup de pied dans la pièce montée. En 2013, l’affaire Cahuzac mettant en cause le ministre du Budget a vu le parquet demander l’ouverture d’une information judiciaire concernant un compte caché en Suisse et le versement sur ce compte de financements venus de l’industrie pharmaceutique. Le dossier révèle aussi que Jérôme Cahuzac a fait auparavant du lobbying pour des firmes pharmaceutiques, avec le concours de Daniel Vial, le lobbyiste le plus influent des laboratoires, comme l’a souligné Mediapart.

Le Leem, le syndicat qui représente les entreprises du médicament, n’aime pas qu’on rappelle les performances françaises en matière de comprimés. Quelle que soit notre place dans cette course, le fait le plus symptomatique est que la population des pays riches n’a jamais avalé autant de médicaments qu’aujourd’hui. Le marché des psychotropes ne cesse de s’élargir en médicalisant les malaises psychosociaux et les émotions liées aux différents aspects de la vie quotidienne, tout en profitant de la progression des affections neuropsychiques, parfaitement documentée. En outre, ces médicaments engendrent régulièrement des troubles qui appellent eux-mêmes des médicaments, tout particulièrement chez les personnes âgées consommant beaucoup de médicaments.

Extrait du livre de Robert Lenglet  » 24 heures sous influences » (Editions François Bourin), 2013

Posté dans Général

Des fourmis sismologues

Posté le 16 avril 2013 à 09:39

L’étude présentée le 11 avril 2013 au congrès de l’Union Européenne des sciences de la terre à Vienne par Gabriele Berberich, chercheuse  allemande à l’université  de Duiburg-Essen, avait pour objet le comportement des fourmis rouges d’Allemagne lors de séismes. En observant 15000 colonies situées sur des failles sismiques actives pendant 3 années, elle a découvert que le comportement des fourmis change avant un séisme de faible magnitude, de 2 à 3,2 sur l’échelle de Richter. Elle a filmé 24h/24 et 7 jours/7 la vie de colonies de fourmis. Selon la chercheuse, ce sont notamment les infimes variations du champ magnétique terrestre qui alerteraient les fourmis et leur éviteraient ainsi de rentrer dans la fourmilière durant la journée précédant le tremblement de terre et d’être ensevelies. Les fourmis posséderaient donc, à l’instar d’autres espèces animales des capteurs extrêmement sensibles au champ magnétique terrestre. J’ai personnellement connu quelqu’un qui prétendait ressentir les variations du champ magnétique terrestre dus à un séisme pendant son sommeil, même à l’autre bout de la terre, et en avoir la confirmation par la radio à son réveil… Je n’en ai jamais eu la preuve. Mais pourquoi pas, une sensibilité extrême aux variations du champ magnétique est possible, après tout l’homme est quand même plus développé qu’une fourmi…  Soyons optimistes, la science reconnait aujourd’hui la sensibilité des bactéries au champ magnétique terrestre, puis celle des fourmis, des abeilles, des oiseaux, des dauphins… et bientôt celle de l’Homme ! Alors amis et pionniers de la magnétothérapie, soyons patients, l’heure à laquelle la science « officielle » révèlera enfin que l’Homme est lui aussi un être magnéto-sensible n’est plus très loin !

Posté dans Général

La raison des plus nombreux …

Posté le 2 avril 2013 à 16:50

 

Le professeur Cornillot, n’est pas n’importe qui. Ancien président de l’Université Paris XIII, directeur du Département de médecines naturelles de la Faculté de médecine de Bobigny, président de la Fédération médicale française des médecines naturelles, médecin, professeur de médecine et biologiste hospitalier. Il a fondé la faculté de santé, médecine et biologie humaine de Bobigny, dont il a été le doyen de 1968 à 1987,  présidé l’université Paris-Nord (1987-1992), puis créé et dirigé l’IUP Ville et Santé sur le campus de Bobigny (1993-2001). Il est aussi président de l’association Santé internationale. Après s’être investi parallèlement dans des actions d’aide au développement des pays du Sud, il se préoccupe aujourd’hui de la rédaction d’ouvrages sur la santé et la formation médicale, le système de santé et la recherche l’humanité.

Pour cet éminent professeur, la société se divise en deux grands groupes. Le groupe A, majoritaire dominant est conformiste, conservateur et réfractaires aux réformes et nouveautés. Le groupe B, minoritaire regroupe les non-conformistes, les avant-gardistes, les pionniers, les découvreurs, inventeurs et autres innovateurs qui doivent souvent, pour ne pas dire toujours, se battre contre les idées reçues. Les dominants du groupe A refusent de tenir compte de tout ce qu’ils ne comprennent pas, de tout ce qui n’est pas, selon leurs critères, « scientifiquement prouvé »  au détriment du bénéfice apporté, pourtant incontestable.

Il en va ainsi des thérapies complémentaires souvent moquées ou vilipendées par ces mêmes esprits scientifiques prétendument « éclairés » qui refusent de voir qu’il existe d’autres façons, non invasives, de préserver sa santé. Malgré cette forte résistance du monde scientifique les esprits évoluent et le tout chimie signe chaque jour un peu plus son déclin aidé en cela par les nombreux scandales de ces derniers mois. Les thérapies complémentaires, après avoir longtemps été combattues et souvent avec acharnement, commencent cependant à faire apparition dans les hôpitaux pour le plus grand bénéfice des malades et … de la sécurité sociale. Comme quoi, la vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui et ne sera pas celle de demain.

Posté dans Général