BIG FIASCO

Inconditionnelle des médecines complémentaires, terme que je préfère très nettement à celui de « douces » ou « alternatives », je sais cependant que les médicaments sauvent des vies, il ne s’agit donc pas d’un billet d’humeur contre le médicament, la médecine ou les médecins qui pour la plupart font honnêtement et avec passion leur job mais d’un « coup de gueule » contre l’industrie pharmaceutique qui a transformé le patient en client « accro ».

Ainsi toute l’année et tout particulièrement à l’approche de l’hiver, les médias, radio, presse, TV, font-ils la promotion permanente du médicament.  Banalisé, il devient alors un produit de grande consommation qui vient au secours du moindre petit bobo : rhume, maux de tête, de dos, de gorge, d’estomac, constipation, etc  tout est prétexte à nous faire avaler encore et toujours plus de médicaments présentés comme produits de confort sans effets secondaires ! Des publicités mêlées à d’autres pour rendre les cachetons aussi sympathiques que le double effet Kisscool.  Encore plus fort, cette même industrie pharmaceutique n’hésite-t-elle pas à inventer de nouvelles maladies comme la ménopause ou l’ostéoporose qui ne sont que la conséquence du vieillissement normal du corps et non une pathologie, mais qu’il faut à tout prix soigner et le plus précocement possible, ce que viennent nous expliquer très sérieusement quelques sommités médicales, toujours les mêmes aux heures de grande écoute.

Qu’on se souvienne de la grippe H1N1 qui n’a pas été la terrible pandémie annoncée mais, selon un rapport parlementaire, aura coûté plus de 600 millions d’euros aux contribuables que nous sommes et rapporté très gros aux labos ! Et je ne parle même pas des scandales à répétitions, dont le tristement célèbre Médiator, partie visible de l’iceberg marketing médical, qui illustre bien des pratiques si peu éthiques mais fort répandues.

Nous, les défenseurs d’une médecine complémentaire, avons compris depuis longtemps qu’il n’y avait aucune volonté politique de faire évoluer la conception de la santé pour faire cohabiter différentes thérapies, la réalité étant bien loin des discours. L’industrie pharmaceutique domine toujours outrageusement le marché de la santé publique et continue sournoisement à nous convaincre d’avaler toujours plus de médicaments non pour guérir mais pour mettre en état de dépendance au minimum psychologique  des clients de plus en plus jeunes.

Sur ce thème, 2 livres viennent de paraitre « Big pharma » coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen aux éditions Les Arènes, et «  Santé, le grand fiasco » de Véronique Vasseur et Clémence Thevenot chez Flammarion documents. Instructifs et sidérants !

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