La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

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La thérapie magnétique : toute une histoire !

Posté le 10 juin 2014 à 18:14

La thérapie magnétique est à la fois très ancienne, les premières traces remontant à la Grèce Antique, et très moderne car la médecine et la science lui découvrent sans cesse de nouvelles applications.

Fascinants et… attirants, ces aimants qui font tant de bien soulèvent aussi quelques interrogations parmi lesquelles 3 reviennent de façon récurrente : comment ça marche, que peut-on en attendre, pourquoi cette thérapie n’est-elle pas plus connue.
Les réponses se trouvent dans l’histoire mouvementée de la magnétothérapie résumée en 4 périodes significatives.

–  1ère période : elle  s’étend de l’Antiquité à la fin du 16 ème siècle. L’action médicinale antalgique, cicatrisante des aimants est citée par Aristote et Esculape tout comme son action mécanique pour attirer hors du corps les pointes de flèches et autres éléments métalliques. Il s’agit ici d’aimants naturels de faible puissance telle la pierre d’aimant ou l’hématite. Dès les premiers écrits, médecine et usage de l’aimant sont liés.

– Le 17ème siècle marque le développement de la métallurgie et l’apparition des aimants permanents artificiels moins onéreux que les aimants naturels et qui prennent différentes formes : croix, fer à cheval, plaques ovales ou lames.

Grâce aux gazettes des sociétés savantes qui remplacent les publications scientifiques inexistantes au 18 ème siècle, on apprend que l’aimant est très utilisé en dentisterie, sur les douleurs des membres, les paralysies, les troubles de l’entendement et la goutte.

Les nombreuses applications des aimants ont déjà fait leurs preuves !

Mais la magnétothérapie va connaitre des heures sombres. Le Père Hell, célèbre physicien et astronome viennois, prête des aimants de sa fabrication au fameux Mesmer pour qu’il les expérimente sur ses patients, ce qui va lui apporter gloire et succès. Mais très vite Mesmer abandonne l’usage de l’aimant pour élaborer sa théorie du magnétisme animal à l’aide de son baquet.  Les extravagances de Mesmer vont durablement ridiculiser l’usage de l’aimant. Puis la Révolution passe par là et signe la fin des gazettes scientifiques, des échanges d’idées et de l’avancée des connaissances, la thérapie magnétique tombe plus ou moins dans l’oubli.

– Troisième période : deuxième moitié du 19 ème siècle  et revoilà notre aimant qui intéresse plusieurs grands noms de la médecine dont l’inventeur du stéthoscope, Laënnec, qui traite la névralgie pulmonaire, les névralgies du cœur observées dans l’angina pectoris et les affections nerveuses des artères. Blundel, médecin anglais traite les algies de la face et Beydler, médecin belge les affections rhumatismales. Les effets anesthésiants de l’aimant sont tout particulièrement remarqués et étudiés en ce 19 ème siècle avec le début des expérimentations en double aveugle contre placebo.

– Enfin quatrième période : la dernière décennie du 20 ème siècle signe le retour gagnant de la thérapie magnétique grâce, notamment aux aimants néodyme qui, dans un minimum de volume, développent un maximum de puissance et donc d’efficacité et c’est là une des clefs du succès de cette thérapie qu’il a fallu aussi dépouiller des théories fumeuses ou ésotériques qui lui collaient à la peau.

L’action antalgique des aimants est physique, non du domaine de la croyance. il suffit d’essayer pour s’en convaincre mais leur champ d’application ne s’arrête pas là, aujourd’hui la recherche médicale s’y intéresse pour traiter les dépressions sévères avec la stimulation magnétique transcranienne.
Des rhumatologues de renom sont conquis et heureux de pouvoir ajouter les aimants à leur pharmacopée pour proposer à leurs patients, qui par ailleurs en sont demandeurs, des solutions plus physiques que chimiques.

Alors que les patients sont convaincus et que les thérapeutes le deviennent, il ne reste plus à nos autorités médicales qu’à s’intéresser avec objectivité aux aimants, mais ça c’est une autre histoire.