La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

Archives du mois de août, 2014

VERTÈBRE, FOIE, OREILLE… VOUS N’AVEZ QU’À IMPRIMER !

1 commentaire

Posté le 31 août 2014 à 10:05

Avec les imprimantes 3D on peut reproduire n’importe quel objet en plastique ou en métal, de quoi créer une statuette ou une arme à feu.

Mais aujourd’hui le vivant devient lui aussi imprimable. Dans le médical, l’imprimante 3D est déjà utilisée pour créer un morceau de crâne à remplacer ou une prothèse sur mesure. Un Chinois de 12 ans s’est fait implanter une vertèbre imprimée en 3D à partir de poudre de titane d’après un scan 3D de la vertèbre cancéreuse à remplacer.

Mais la recherche médicale expérimente aussi l’impression 3D de tissu vivant pour créer dans le futur des organes et faire face à la pénurie de dons. Une technique développée par le laboratoire de bio-ingénierie tissulaire de l’université de Bordeaux permet de synthétiser en impression 3D les différentes couches d’une peau humaine. L’armée américaine développe aussi cette technologie pour générer et greffer de la peau sur les grands brulés en évitant des prélèvements.

Et imprimer une oreille en 3D est maintenant possible. A l’université Cornell de New York on a réalisé un scan 3D d’une oreille d’enfant à remplacer. Imprimée à base de collagène et incubée dans une culture de cellules, le cartilage s’est recréé et l’oreille fut greffée.

Mais le plus étonnant c’est la création de micro-tissu fonctionnel de foie, c’est à dire un morceau de foie humain vivant. Pour l’instant les foies artificiels de la société Organovo servent à tester en laboratoire de nouveaux médicaments. Mais cette société espère vendre bientôt des foies vivants imprimés en 3D. En plaisantant on peut envisager bientôt des foies gras sans gavage…

Dans le futur, la reproduction humaine pourra aussi être assurée par des imprimantes 3D, outre le sexe vous pourrez choisir tous les paramètres physiques de votre futur bébé, et si le résultat ne vous satisfait pas, vous jetez au panier et recommencez !

Mais même si l’impression 3D génère du tissu humain et des organes, il lui sera impossible de fabriquer une conscience, l’âme n’est pas encore imprimable… pour le moment.

Les aimants dans Shape Magazine

Posté le 29 août 2014 à 08:00

SHAPE, le magazine du fitness, de la forme et du bien être a consacré 2 pages aux aimants thérapeutiques dans son numéro du mois d’août. En voici le contenu :

L’utilisation de la magnétothérapie gagne du terrain. Faciles à utiliser, les aimants soulagent les douleurs locales en douceur. Explications.

Comment ça marche ?
La magnétothérapie tire profit des effets biologiques du champ magnétique, qui pénètre toute cellule lui étant exposée. Lorsque le sang circule à travers le champ magnétique provoqué par les aimants placés au contact de la peau des micro-courants électriques stimulent la circulation du sang et permettent un meilleur échange au niveau de la cellule.

Soulager l’inflammation
« Les aimants ne soignent pas, mais aident le corps à se soigner », résume Mathieu Debain, kinésithérapeute des footballeurs de l’AJ Auxerre « En complément des soins habituels, j’obtiens d’excellents résultats sur les pathologies qui présentent des douleurs inflammatoires, notamment les tendinites, des lombalgies ou des entorses » La mise en place est assez simple, le thérapeute cherche le point douloureux et l’encadre d’aimants de 11 ou 25 millimètres de diamètre. Parfois, il suffit de quelques heures pour soulager la douleur.

Des risques limités
Dès 1987, l’Organisation mondiale de la santé déclarait la magnétothérapie sans danger pour la santé. Cette méthode non invasive pourrait constituer un complément intéressant à la médecine allopathique, sans toutefois s’y substituer. En cas de doute, prenez contact avec votre médecin traitant pour établir un diagnostic « De même, si votre thérapeute évoque les pôles positifs et négatifs d’un aimant il y a des fortes chances que ce dernier ne soit pas très au fait de ces choses-là, car c’est le champ magnétique créé entre deux aimants qui soigne », prévient Mathieu Debain.

Le + Shape Magazine
Les aimants fonctionnent par paire. Ils st placent de chaque côté de l’épicentre de la douleur à proximité d’une blessure (et non dessus ), à environ 5 centimètres l’un de l’autre (15 centimètres maximum). Selon l’intensité de la douleur, il est possible d appliquer plusieurs aimants sur son corps (de deux à quatre pour le traitement d une tendinite, par exemple), que l’on peut conserver pendant la douche ou le bain. Précaution : femmes enceintes et porteurs de pacemaker, s’abstenir.

LE SILENCE EST TENDANCE

Posté le 26 août 2014 à 08:00

Le silence est du bien-êtreLes publicitaires nous ont toujours vanté le bonheur d’une ambiance festive, animée par des bavardages, de la musique, des cris de joie…Silence = mort, bruit = vie. Le silence est associé au vide, à l’absence alors que le bruit l’est à la création. Musique, théâtre, cinéma, le son est associé à l’image, c’est le son qui renforce l’émotion visuelle. Mais le silence est aussi un son, comme le noir est une couleur. Miles Davis disait que «la véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer le silence» et pour Sacha Guitry «lorsqu’on vient d’entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui».
Aujourd’hui, le silence est de plus en plus tendance. De New York à Paris, on préfère désormais diner en silence.
Et les publicitaires ont changé de discours : le silence permet de cristalliser l’attention en créant la tension nécessaire à une écoute attentive. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’il est le plus particulièrement exploité dans la communication, comme par exemple celle de la Volkswagen électrique e-up (lien en fin d’article).
Le bruit influence notre comportement, il peut nous rendre agressif, nous mettre les nerfs à fleur de peau, il arrive même à troubler le rythme cardiaque et faire monter la tension sanguine. Il faut apprendre à écouter et apprécier le silence, écouter sa respiration, les bruits extérieurs, les oiseaux, le vent dans les feuilles et tout ces petits sons masqués le plus souvent par la pollution sonore. Sans cette pollution, tel un air pur, le silence peut alors devenir un vrai luxe, une nourriture spirituelle, une rencontre avec soi-même. Mais le silence absolu n’existe pas, un individu plongé dans une chambre sourde entendra toujours au moins deux sons, un grave, la circulation du sang et un aigu, le signal électrique du système nerveux.

Publicité silencieuse de la Volkswagen e-up :

https://www.youtube.com/watch?v=ElWw2G4MhY4#t=59

Posté dans Bien-être, Général

ARTHROSE : LES FACTEURS DE RISQUE

6 commentaires

Posté le 23 août 2014 à 08:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie (2éme partie)

Les facteurs intrinsèques

Pour l’ensemble des lésions arthrosiques, le premier facteur de risque est l’âge. Cependant, l’apparition des premiers signes d’arthrose peut être précoce. Une étude américaine, portant sur toute une population de sujets âgés de 25 à 74 ans, montre qu’un tiers d’entre eux présente au moins un signe radiologique d’arthrose.

Le facteur sexe est aussi important, car quelle que soit la localisation, la population féminine est beaucoup plus atteinte que la population masculine, que ce soit en nombre de localisations ou en degré d’évolution et d’évolutivité des lésions.

Viennent ensuite les facteurs ethniques, les Asiatiques et les Africains de race noire présentant une prévalence très faible par rapport aux Occidentaux.

L’existence d’un facteur héréditaire a été récemment mis en évidence pour certaines localisations comme l’arthrose digitale ainsi que pour l’arthrose généralisée.

Les facteurs extrinsèques

Les traumatismes, quelle que soit l’origine, sont de grands pourvoyeurs d’arthrose.

L’altération du cartilage peut être contemporaine ou apparaître à distance, mais dans tous les cas l’instabilité articulaire est à elle seule une cause majeure de dégradation du cartilage. Parmi les facteurs mécaniques, le rôle des micro-traumatismes n’est plus à démontrer. Si la pratique sportive n’est pas en soit à l’origine de lésions arthrosiques, il en est autrement des pratiques intensives de certains sports qui, par l’utilisation excessive des capacités articulaires, génèrent de véritables «surmenages articulaires» qui font le lit de l’arthrose, notamment au niveau du genou. Les sports les plus souvent impliqués sont les sports violents comme le rugby, le football, le ski de piste ainsi que tous les sports de combat.

Il est aussi important de noter que certaines professions sont particulièrement exposées, notamment celles en rapport avec des vibrations importantes (marteau-piqueur) ou des gestes répétitifs violents (tailleurs de pierre, métallurgistes…).

Enfin, les gestes chirurgicaux, notamment les ligamentoplasties et les méniscectomies, sont souvent à l’origine de l’apparition d’une gonarthrose.

Le dernier facteur particulièrement spécifique de la gonarthrose concerne la surcharge pondérale et a fortiori l’obésité. Spécifiquement corrélée à l’atteinte articulaire chez la femme, l’obésité peut multiplier par 9 le risque d’apparition d’une gonarthrose. Si le lien entre surpoids et atteinte mécanique de l’articulation semble évident, il n’en demeure pas moins que cette relation fait appel à des mécanismes complexes faisant intervenir le processus de régulation hormonale, l’obésité augmentant le risque arthrosique sur toutes les articulations en charge mais aussi sur les autres articulations notamment celles des doigts.

Arthrose : tous concernés

5 commentaires

Posté le 21 août 2014 à 17:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie.(1ère partie)

Face à l’allongement considérable de l’espérance de vie des populations et dans une recherche permanente de qualité de vie optimale, la lutte contre l’arthrose sera un des grands défis de ce millénaire que les aimants thérapeutiques contribueront largement à soulager de la manière la plus naturelle qui soit.

QU’EST-CE QUE L’ARTHROSE ?

L’arthrose est une maladie dégénérative articulaire, d’évolution chronique, qui conduit à une destruction cartilagineuse progressive.

Contrairement à de nombreuses idées reçues, l’arthrose ne répond pas à un phénomène d’usure du tissu cartilagineux, mais à une modification de l’équilibre cellulaire de ce dernier. En effet, le cartilage est un tissu vivant qui se remanie en permanence. Le renouvellement du cartilage normal répond ainsi à une série de réactions qui associent dégradation des tissus altérés d’une part et synthèse de nouveau cartilage d’autre part. L’arthrose apparaît dès lors qu’il existe un déséquilibre entre ces deux phases. Ce déséquilibre peut porter à la fois sur la quantité, moins de tissu formé que détruit, et sur la qualité, le tissu nouvellement formé résistant moins bien aux contraintes mécaniques articulaires. Il apparaît donc une diminution de l’épaisseur du cartilage, d’où la fausse perception d’usure.

LES LOCALISATIONS DE L’ARTHROSE

L’arthrose ne touche que les articulations «diarthrodiales», c’est-à-dire les jonctions entre deux os qui sont mobiles et recouvertes de cartilage. Les principales localisations de l’arthrose sont les suivantes, certaines portant des noms spécifiques :

• Le genou ou gonarthrose,

• La hanche ou coxarthrose,

• L’épaule ou omarthrose,

• Les doigts, dont la rhizarthrose est une forme particulière qui ne concerne que l’arthrose de l’articulation de la base du pouce,

• Le rachis qui, en fonction, de l’étage s’appelle cervicarthrose, dorsarthrose ou lombarthrose,

• Le pied.

D’autres articulations peuvent être atteintes comme le coude, la cheville ou encore l’articulation temporomandibulaire, mais celles-ci sont généralement liées à des causes particulières (malformations, traumatismes…).

Les localisations multiples sont fréquentes et on parle d’arthrose généralisée lorsque trois articulations au moins sont touchées.

à suivre … Les facteurs de risque

Magnétosomes, les aimants du vivant

Posté le 18 août 2014 à 19:58

Les bactéries magnétotactiques ont la capacité de percevoir les champs magnétiques, elles coordonnent leurs mouvements pour se déplacer plus facilement le long des lignes de champ.

Cette sensibilité magnétique est due à la présence dans leur organisme de magnétosomes constitués de cristaux de magnétite. Ils furent découverts en 1975 par Richard Blakemore. Chaque magnétosome a la taille d’un virus, soit un cube de 500 Angströms de coté (1 Angström = 1 dixième de milliardième de mètre) ce sont de véritables aimants naturels avec un pôle nord et un pôle sud et les bactéries magnétiques en contiennent de un à plusieurs.

L’image d’illustration montre une bactérie magnétotactique, vous pouvez voir les magnétosomes qui sont les petits grains noirs alignés en une chaîne parallèle au sens de déplacement de la bactérie en formant un dipôle assez puissant pour l’orienter dans la l’axe du champ magnétique terrestre comme l’aiguille d’une boussole. Les magnétosomes ne se trouvent pas que dans les bactéries, ils sont aussi présents dans les abeilles, pigeons, thons, dauphins, tortues de mer pour leur permettre de s’orienter dans l’espace… et même chez des mammifères comme l’homme. En effet, des cristaux de magnétite ont été découverts dans l’arcade sourcilière humaine en 1984 par l’Anglais Robin Baker, un autre Anglais Joseph Kirschvink découvre une forte concentration de magnétite dans les glandes surrénales.

Le Français Yves Rocard auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet dont « Le signal du sourcier » et « La science et les sourciers », père de Michel, homme politique français, localise ce qu’il appelle des organes magnétiques dans les arcades sourcilières, les attaches des muscles du cou, sur le crâne, dans la nuque, au creux des coudes, au creux des genoux et sur les talons. Bref, pour lui, l’homme est magnétique de la tête aux pieds. Et pourquoi pas, ne sommes-nous pas pour la science la forme la plus aboutie du monde vivant ? Restons simples, même si nous sommes bien équipés, notre sensibilité magnétique est certainement moins développée que celle d’une simple abeille ou d’un pigeon, car faute de pratique et de nécessité, en nous reposant de plus en plus sur la technologie, nous l’avons perdue.

Avant que la boussole ne soit inventée au premier siècle par les Chinois, l’homme était l’instrument pour la navigation. Le recrutement s’effectuait alors très simplement : on mettait un sac sur la tête du candidat, puis après l’avoir fait tourner sur lui-même comme une toupie, une fois à l’arrêt il devait encore être capable de montrer le nord. En quelque sorte, il ne fallait pas qu’il soit déboussolé !

Le champ magnétique terrestre s’affaiblit, c’est confirmé

5 commentaires

Posté le 15 août 2014 à 16:29

Mon article du 23 novembre 2013 évoquait le lancement par l’Agence Spatiale Européenne des 3 satellites de la mission Swarm pour étudier le champ magnétique terrestre.
Depuis, les satellites ont travaillé et ils confirment aujourd’hui la décroissance du champ magnétique terrestre dans certaines régions du monde, principalement l’Afrique et l’Amérique du Sud, notamment le Brésil.
Il faut rechercher les causes de cet affaiblissement dans le mécanisme physique qui génère ce champ dans les profondeur de la terre jusqu’à son noyau central. La partie extérieure du noyau terrestre composée de métaux conducteurs principalement de fer et en moindre mesure de nickel sous forme liquide engendrent ce phénomène physique particulier qu’est la dynamo auto-entretenue par la rotation du globe terrestre. C’est une anomalie de la partie du noyau, connue depuis longtemps, se trouvant sous le Brésil, qui explique ce phénomène.
Le champ magnétique, partant du noyau arrive dans le manteau mais au lieu de s’en échapper et de changer d’hémisphère il replonge d’où il vient, comme s’il existait une polarité inverse dans cette zone. Le magnétogramme de la terre réalisé en juin 2014 par Swarm montre une valeur de champ magnétique terrestre au Canada et dans les régions polaires de l’ordre de 0,6 Gauss, 0,45 Gauss en France et seulement 0,2 Gauss au Brésil.
Quelles en sont les conséquences ? N’oublions pas que le champ magnétique terrestre joue un rôle essentiel dans le développement de la vie. L’expérimentation a montré que des souris privées de champ magnétique dégénèrent en deux ou trois générations et dépérissent. Mais le champ terrestre est aussi un bouclier, la ceinture de Van Allen, qui dévie les particules mortelles du vent solaire. Au Brésil cette ceinture est toujours présente mais elle agit plus bas et les particules atteignent l’atmosphère en plus grand nombre.
A ce niveau pas encore de risque de radiations aggravé pour les Brésiliens sauf peut-être pour ceux qui vivent en haute-altitude et pour les voyageurs des transports aériens ou les habitants de la station spatiale internationale (l’ISS).
Le danger est aussi matériel car en cas de fortes tempêtes solaires, de puissants courants géomagnétiques induits peuvent détruire des infrastructures métalliques de grande taille telles les lignes de chemin de fer, les lignes électriques de haute-tension et même le réseau de distribution d’eau.
Lorsque le noyau terrestre sera complètement refroidi, le champ magnétique s’éteindra, mais rassurez-vous, cela n’est prévu que dans quelques milliards d’années !

Le cartilage, un bien précieux à préserver

17 commentaires

Posté le 11 août 2014 à 18:11

Le silence de nos articulations est intimement lié à l’état de surface du cartilage, c’est lui qui permet le glissement sans résistance des pièces articulaires. L’activité physique excessive, les mauvaises postures, les entorses ainsi que les chocs répétés génèrent des traumatismes. Mais si l’excès est néfaste, l’absence de mouvement l’est tout autant.

Le cartilage n’est pas vascularisé, il n’est pas nourrit par le sang comme les autres tissus humains mais par des nutriments apportés par un jeu de pressions et dépressions liées aux mouvements. Ces nutriments sont littéralement pompés dans l’os sous-jacent et la membrane synoviale. On sait par des études qu’une articulation immobilisée de façon prolongée se nécrose, c’est donc bien la preuve que le mouvement entretient le cartilage. Mais la musculature a aussi son importance car elle permet des mouvements plus souples, plus harmonieux, moins néfastes pour la surface cartilagineuse.

Des IRM ont montré que l’épaisseur du cartilage était liée au volume musculaire. La prévention de l’arthrose passe par un entretien de la masse musculaire et un sport adapté, même modéré comme la marche. Il en découle que l’idée même de contention forte est aujourd’hui dans la plupart des cas à proscrire. Si vous devez couper du bois à la hache, une contention forte pour votre dos est logique mais elle sera de courte durée. Par contre, pour les activités du quotidien, la contention légère permet le mouvement en l’accompagnant comme une aide à la musculature.

Et c’est là que les aimants thérapeutiques apportent un plus, en limitant la douleur ils permettent à l’articulation … d’articuler, de bouger et de conserver la force musculaire.

Outre leur action antalgique, les aimants ont aussi une action régénératrice, une étude récente réalisée sur des lapins, montre qu’un champ magnétique statique améliore la réparation des lésions du cartilage.

Une contention légère associée à un champ magnétique statique localisé est sans doute la meilleure solution, douce et confortable, à de nombreux problèmes articulaires.

Et en complément, n’oubliez-pas de vous hydrater (1,5 l par jour), on ne soupçonne pas l’importance d’une bonne hydratation sur la santé de nos articulations et du cartilage, et pourquoi pas une infusion de reine des près, griffe du diable complétée par un apport de cuivre.

Pas de Docteur Jekyll et Mister Hyde chez les aimants !

2 commentaires

Posté le 8 août 2014 à 18:01

Vous qui m’êtes fidèle, vous savez que le champ magnétique ne se pare pas de vertus spécifiques selon qu’il est nord ou sud.
Pour ceux qui nous découvrent et à qui je souhaite la bienvenue, voici un petit rappel de physique, rassurez-vous très compréhensible.

Un champ magnétique se définit en tout point de l’espace par un vecteur, c’est à dire une flèche, avec une direction et une intensité. Le champ magnétique est un espace vectoriel, c’est à dire un ensemble de flèches de directions et d’intensités différentes. Par convention, les lignes qui illustrent le champ magnétique autour de l’aimant s’échappant du pôle nord pour se refermer sur le pôle sud sont les tangentes à tous les vecteurs magnétiques. Des esprits très « distingués », se sont dit que si les lignes de champ partent en s’évasant du pôle nord c’est que celui-ci est dispersant, donc antalgique et que si ces mêmes lignes de champ se concentrent sur le pôle sud c’est qu’il est stimulant. C’est bien imagé mais complètement faux. En effet, rien ne sort du pôle nord de l’aimant et rien ne rentre dans le pôle sud. On trouve exactement les mêmes vecteurs magnétiques, même direction et même intensité, au-dessus du pôle nord et au-dessous du pôle sud, donc pas de différence thérapeutique.

Plus grave, certains, dont le Dr William h.Philpott, médecin américain, prétendent qu’un pôle est bénéfique et que l’autre serait malsain, et malsain pour lui va même jusqu’à cancérigène ! Un médecin anglais, le Dr Nyjon Eccles, a même déposé un brevet pour un système magnétique prétendant générer que du « nord magnétique ». Cela lui vaudrait le prix Nobel si c’est avéré car à ce jour, la notion de monopôle n’existe pas et que pour la physique s’il existe un pôle nord il y a forcement un pôle sud symétrique. Dans la thérapie magnétique, nous orientons les vecteurs pour qu’ils traversent la zone à soulager. La technique de base est d’utiliser 2 aimants, l’un face nord côté peau et l’autre côté sud, les vecteurs magnétiques se dirigeront d’un aimant vers l’autre, avec les mêmes vertus antalgiques et anti-inflammatoires.

En résumé, Docteur Nord et Docteur Sud ont exactement la même personnalité, donc pas de Docteur Jekyll et Mister Hyde chez les aimants !

Le chocolat, une gourmandise qui nous veut du bien

3 commentaires

Posté le 5 août 2014 à 16:20

Comme vous le savez, l’alimentation est l’un de mes dadas. Premier des médicaments, elle permet de régler bien des problèmes, notamment en faisant attention aux bonnes combinaisons alimentaires. Il n’est pas besoin d’être adepte de l’orthorexie (l’obsession d’une nourriture saine) pour se rappeler que nous sommes tous le produit de ce que l’on mange, alors ne mettons pas n’importe quoi dans nos assiettes et ne prenons pas notre estomac pour une poubelle.

Et parmi les aliments qui méritent toute notre attention parce qu’il est bon et prend soin de notre santé, il en est un que j’aime tout particulièrement et dans tous ses états :  le chocolat noir. Pendant de très nombreuses années, il a eu mauvaise presse, on a dit de lui qu’il faisait grossir, déclenchait des crises de foie, constipait et pourtant il ne nous veut que du bien.

Études après études, cette petite fève, aussi appelée nourriture des Dieux ( en grec « théobroma cacao »), et qui servait de monnaie aux Mayas et aux Aztèques apparaît pleine de ressources. Non seulement le chocolat noir ne fait pas grossir mais sa richesse en polyphénols, acide férulique et flavoïdes en fait un puissant antioxydant naturel qui fait du bien à notre peau, et oui, le chocolat est aussi un antirides !

Bon pour le cœur, il fait baisser l’hypertension, stimule le cerveau et protège du vieillissement cérébral, il aurait même un effet anticoagulant comparable à l’aspirine, sans parler de ses effets antistress. Et cerise sur le gâteau, il rend heureux.

Star parmi les stars, le chocolat a ses fans, ses défilés, ses créations, et ses salons. Et comme le vin, il a ses crus que ses amateurs éclairés comparent, évaluent. Les plus rares, les plus recherchés pour leur qualité et la finesse de leurs  arômes viennent du Venezuela, Trinidad et Tobago, Équateur ou encore Tanzanie, inutile de préciser que les prix sont à l’unisson de cette rareté. Les moins fortunés d’entre nous pourront néanmoins satisfaire leur passion chocolat avec les récoltes de la Côte d’Ivoire ou du Ghana par exemple.

Et quand vous aurez trouvé le chocolat que vous aimez,  essayez, si ce n’est déjà fait, l’accord divin pour éveiller et émerveiller vos papilles  : un verre de vin  avec un carré de chocolat  ! Avec modération, bien entendu.

Les Diafoirus n’ont pas disparu

Posté le 1 août 2014 à 16:08

Molière en son temps faisait une critique hilarante des maitres de facultés de médecine qui vivaient sur leurs certitudes datant des Anciens comme Hippocrate (460 – 370 avant J- C) et Galien ( 129 – 216), repliés sur une vision rétrograde et déconnectés des avancées scientifiques : c’étaient les Diafoirus.

Illustration éloquente avec le principe de la circulation sanguine qui opposa, pendant 50 ans, les professeurs de médecine français à l’Anglais William Harvey « découvreur » des lois de la circulation sanguine. Plutôt que de rabâcher sans cesse les mêmes pseudo-vérités héritées des Anciens, il préféra appliquer la devise pleine de bon sens et de sagesse du grand théoricien de l’empirisme  Francis Bacon : «  Expérimentons et observons ». Ainsi, en plaçant des garrots à des endroits précis du corps, il a pu démontrer que le sang ne se renouvelait pas en permanence mais qu’il se conservait et circulait perpétuellement, des organes vers le cœur via le réseau veineux et du cœur vers les organes via le réseau artériel. Le moteur de cette circulation n’étant autre que le cœur lui-même. Alors qu’en Angleterre cette nouvelle théorie fut bien accueillie, en France ce fut une levée de boucliers. Et là, les Diafoirus se déchainèrent, brillant une nouvelle fois par leurs commentaires très … pertinents !

Ainsi une sommité, un certain Guy Patin, doyen de la faculté, traita William Harvey de « circulator » autrement dit de charlatan. Le Professeur Jean Riolan se fit encore plus caustique «  Paradoxale, inutile à la médecine, fausse, impossible, inintelligible, absurde, nuisible à la vie de l’homme », et un autre de s’écrier : «  Je préfère me tromper avec Galien que de suivre, dans sa circulation, un charlatan comme Harvey », les gorges chaudes allaient bon train.

C’est finalement Louis XIV, qui sonna la fin de cette dispute en ordonnant d’enseigner la théorie circulationniste de Harvey au jardin Royal, l’une des nos plus vieilles institutions scientifiques, créée pour concurrencer la trop dogmatique Faculté de Médecine.

Autre temps autre mœurs me direz-vous ? Hélas non, ces Diafoirus pétris de certitudes, sévissent toujours, se faisant les chantres de la vérité, attaquant pêle-mêle l’homéopathie, la luminothérapie, la magnétothérapie, etc, et préférant avancer, le plus souvent, masqués derrière des pseudos.

Laissons aux Diafoirus du XXIème siècle leurs certitudes. La science continue à avancer les laissant au bord du chemin !

Posté dans Général