La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

Archives du mois de octobre, 2014

Polyarthrite rhumatoïde : quels traitements ?

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Posté le 27 octobre 2014 à 18:05

Polyarthrite rhumatoïdeMaladie auto-immune, elle touche entre 300 000 et 600  000 personnes en France, chez qui elle attaque principalement les articulations des mains, des poignets et des genoux.

La polyarthrite est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent. Cette pathologie caractérisée par des poussées inflammatoires des articulations ( poly = > 4, arthrite = douleur et épanchement articulaire ou synovite, tuméfaction articulaire ou pannus synovial) affecte 1% des adultes des pays industrialisés avec une incidence plus élevée chez la femme (2/3) et un pic d’apparition en moyenne vers 50 ans ( il existe cependant des formes infantiles appelées arthrite juvénile idiopathique à forme systémique). Sa cause est encore mystérieuse mais il existe des facteurs favorisants identifiés génétiques (allèles HLA-DRB1*0401 et *0404) et environnementaux (tabac, infections gingivales…) et des auto anticorps (maladie auto-immune) à valeur diagnostic et pronostic ( Facteurs rhumatoïdes, anticorps anti CCP).

Un contrôle insuffisant de la maladie se traduit par des destructions et déformations articulaires avec impotence fonctionnelle et peut apparaître alors une surmortalité essentiellement cardiovasculaire. Il existe 10 à 15% de formes graves avec atteintes extra articulaires viscérales (poumons, reins, cœur, vaisseaux …). L’objectif principal du traitement est de contrôler l’activité de la maladie (et si possible d’atteindre la rémission) par des anti-inflammatoires si possible non cortisoniques (AINS: anti inflammatoires non stéroïdiens), voire une corticothérapie générale faible dose et limitée dans le temps, associés le plus précocement possible à des traitements de fond conventionnels dits synthétiques dont le methotrexate est le chef de file ( mais aussi leflunomide ou salazopyrine) voire en cas d’échec des traitements de fond biologiques appelés bio médicaments ou biothérapies (plusieurs lignes de traitements : antiTNFalpha mais aussi abatacept, rituximab, tocilizumab …) en association le plus souvent au methotrexate. En cas d’échec à un premier biomédicament, la rotation pour un deuxième biomédicament est recommandée. Enfin, en cas de rémission persistante, les traitements de fond pourront être diminués prudemment, alors que leur arrêt conduit en général à une rechute.

Les traitements locaux sont complémentaires avec si besoin les infiltrations cortisoniques, les synoviortheses, les topiques ains… Les traitements non pharmacologiques comprennent orthèses, ergothérapie , kinésithérapie et physiothérapie antalgique. À ce titre la magnétothérapie peut être d’un apport utile avec des orthèses « intelligentes » magnéto actives qui assurent une légère contention sans être immobilisantes mais surtout soulagent sans ajouter une prescription médicamenteuse à une liste souvent longue. La magnétothérapie outre l’effet antalgique local lié à une réduction de la conduction des fibres c des nerfs périphériques, stimule la sécrétion des opioïdes endogènes puissants anti douleurs naturels. Les aimants permanents médicaux Néodyme Fer Bore suffisamment puissants (3000 Gauss au contact) pour être efficaces contribuent à la cicatrisation des zones lésées en permettant un retour à l’état d’homéostasie magnétique de ces articulations au stade de séquelles (Cf bibliographie).

Bien évidemment à ces mesures pharmacologiques et physiques s’ajoutent si nécessaires des solutions chirurgicales, des approches psychologiques et des mesures socioprofessionnelles adaptées à chaque cas dans le cadre d’une prise en charge le plus souvent pluridisciplinaire. Des recommandations de prise en charge thérapeutique émanant de la société savante française (SFR) ont récemment été publiées et sont accessibles sur le web : http://sfr.larhumatologie.fr/rc/rhumatologie/nws/News/2014/sfr-20140715-085109-916/src/ nws_fullText/fr/Recommandations PR_REVRHU.pdf

Ces recommandations mettent en avant l’importance d’une prise de décision partagée entre le rhumatologue et le patient ayant acquis des compétences sur sa maladie, l’objectif d’atteindre la rémission ou au minimum la faible activité, la nécessité de l’introduction la plus précoce possible d’un traitement de fond, ainsi que l’intérêt d’une évaluation régulière de l’activité de la PR menant à des adaptations thérapeutiques rapides si besoin (contrôle serré) en fonction des facteurs pronostiques et des caractéristiques du patient.

Bibliographie champs magnétiques
Rosen AD. Membrane response to static magnetic fields: effect of exposure duration, Biochim. Biophys. Acta.1992; vol 1148: 317-20.
Shupak NM. and al. Analgesic and behavioral effects of a 100 mT specific pulsed extremely low frequency magnetic field on control and morphine treated CF-1 mice. Neurosci Lett, 2004; 354: 30-33.
Shupak NM. and al. Exposure to a specific pulsed low- frequency magnetic field: A double-blind placebo-controlled study of effects on pain ratings in rheumatoid arthritis and fibromyalgia patients. Pain Res Manage. 2006; 11(2): 85-90.
Laszlo J. Optimization of Static Magnetic Field Parameters Improves Analgesic Effect in Mice. Bioelectromagnetics. 2007; 28:615-27.
Gyires K and al. Pharmacological Analysis of Inhomogeneous Static Magnetic Field-Induced
Antinociceptive Action in the Mouse.Bioelectromagnetics. 2008; 29:456-62.
Rosen AD. Studies on the Effect of Static Magnetic Fields on Biological Systems. PIERS Online. 2010; vol 6, n 2: 133-36.
Okano H. The effects of moderate-intensity gradient static magnetic fields on nerve conduction.
Bioelectromagnetics. 2012 Sep; 33(6):518-26.

Gardasil, le retour !

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Posté le 16 octobre 2014 à 16:43

Gardasil, le retourUn rapport du Haut Conseil de Santé Publique préconise la vaccination systématique de toutes les petites filles et bientôt de tous les petits garçons dès l’âge de 9 ans ! Nos autorités ont la mémoire singulièrement courte, voire sont frappées d’amnésie.
Petit rappel :
Il y a un an, une campagne massive tentait de nous démontrer l’intérêt d’un vaccin nommé Gardasil, pas un journal télévisé qui n’avait son spécialiste venu expliquer doctement que ce vaccin éradiquerait le risque de cancer du col de l’utérus. Il fallait donc absolument convaincre médecins et patients de cette avancée majeure de la médecine préventive.
Mais aucune allusion sur les effets secondaires du Gardasil et la jeune Océane, aujourd’hui lourdement handicapée, a fait les frais de l’information manipulée et doit se battre pour sa santé et contre Sanofi, suivie dans son courageux combat par des dizaines d’autres jeunes femmes.
Pourtant ces effets indésirables étaient parfaitement connus. Dès 2007 la TV américaine se faisait l’écho des graves complications et de décès brutaux imputables au Gardasil, en Autriche le Dr Andrea Kdolsky ministre de la santé retirait ce vaccin du programme officiel pour mettre l’accent sur le dépistage, c’est-à-dire le frottis.  En France, le  Dr Bernard Dalbergue auteur du livre au titre évocateur  » Omerta dans les laboratoires pharmaceutiques », est très clair, Sanofi savait.

Voici ce qu’il dit du Gardasil dans son interview à la revue Pratique de Santé :
« Prenez le Gardasil, il faut bien mesurer l’étendue du scandale : tout le monde savait au moment de l’obtention de l’autorisation américaine de mise sur le marché que ce vaccin n’apporterait strictement rien ! Diane Harper, qui était un leader d’opinion aux États-Unis, avait tiré très tôt la sonnette d’alarme en pointant du doigt la fumisterie et l’arnaque.
[…] Je prédis que le Gardasil sera le plus grand scandale médical de tous les temps. Parce qu’à un moment on va prouver par A + B que ce vaccin, pour prouesse technique et scientifique qu’il soit, n’a aucun effet sur le cancer du col de l’utérus et que les très nombreux cas d’effets indésirables qui détruisent des vies, voire tuent, ne sont là que pour le seul profit des laboratoires ».
Il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme, le professeur Henri Joyeux et plus de 700 de ses confrères médecins ont signé une pétition en mars 2014 demandant une commission d’enquête parlementaire sur ce vaccin. Parmi eux se trouve la pneumologue Irène Frachon qui avait révélé courageusement le scandale du Médiator.
Alors plus que jamais, soyons vigilants et ne nous laissons pas manipuler par des campagnes parfaitement orchestrées jouant sur la peur et la culpabilité.

Un site regroupe les infos sur le vaccin et les plaintes : http://www.lesfillesetlegardasil.com/

Fibromyalgie : ce que montre l’IRM

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Posté le 10 octobre 2014 à 11:02

IRM étude fibromyalgiqueUne étude cherchant à comparer par IRM fonctionnelle la connectivité de la substance grise périacqueduquale (SGPA) a été conduite parmi 15 volontaires sains et 15 patients souffrant de fibromyalgie.

Chez les volontaires sains la connectivité se fait entre de nombreuses structures cérébrales.

Chez les patients souffrant de fibromyalgie, seules certaines zones spécifiques telles que le cortex cingulaire antérieur (CCA), la cingula et le cervelet sont en activité. Ces zones sont connues pour présenter des signaux modifiés au cours des douleurs chroniques, il s’agit de la matrice neuronale centrale de gestion de la douleur…

Les auteurs ont montré que cette connectivité est diminuée dans ces zones au cours de la fibromyalgie.

Ces conclusions confortent les nombreux autres travaux montrant que le système nerveux central présente des anomalies au cours de la fibromyalgie. La Fibromyalgie c’est bien « dans la tête  » mais il s’agit d’un dérèglement de la gestion des voies de la douleur (intriquées avec des anomalies des voies périphériques afférentes et inhibitrices efférentes) et non d’un syndrome psychosomatique.

Différence statistique de la connectivité de la région périacqueduquale

Photo d’illustration : patients avec Fibromyalgie image A,  volontaires sains image B.

Ref: Periacqueductal gray connectivity in patients with fibromyalgia. preliminary results. S. Lacesa et al.

IASP 2014, Buenos Aires, 6-11 octobre 2014

COMMUNIQUÉ ÉTUDE ACTIPOL/FIBROMYALGIE

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Posté le 6 octobre 2014 à 11:50

plaque magnétique sommeilComme je vous l’avais récemment annoncé, la toute première étude sur le système magnétique Actipol est en cours. C’est notamment son action sur la fibromyalgie par l’amélioration du sommeil qui est testée. Voici le premier communiqué, très prometteur :

Une étude scientifique médicale prospective multicentrique (Paris ID, Bretagne, Loire)  est en cours concernant l’effet de régularisation du sommeil par un procédé naturel non médicamenteux chez les patients atteints de fibromyalgie. Il s’agit d’un dispositif médical de type plaques magnétiques permettant par trois modes d’action de corriger le sommeil fragmenté et non récupérateur dans la fibromyalgie.
Depuis les études de privation du sommeil engendrant un état douloureux de type fibromyalgie par le professeur H Moldofsky en 1976 nous savons que le sommeil est la pierre angulaire de la problématique de la qualité de vie des patients fibromyalgiques. Un sommeil non régénérateur , fractionné de manière chronique ( ondes alpha delta dans la phase de sommeil profond de type 4 en Électroencéphalogramme EEG lors d’enregistrement du sommeil (polysomnographie) induit une  fatigue chronique, des  douleurs diffuses par abaissement du seuil de perception de la douleur, et des perturbations psychologiques voire cognitives (fibrofog: diminution de la concentration mentale , du calcul mental , de la vigilance. ..).
Ces plaques magnétiques ou coussins magnétiques délivrent un champ magnétique continu qui restaure l’axe Nord Sud géographique idéal pour dormir sereinement (Nord à la tête et Sud aux pieds)
Le champ magnétique distribué est homogène et non chaotique assurant un sommeil de qualité, réparateur tout le temps que vous dormez dans votre lit. Bien sûr, hors du lit, pas d’effet indésirable donc pas d’hypersomnie diurne.
Les plaques placées entre matelas et sommier (même métallique) induisent un champ magnétique physiologique et non un «hyperchamp». Pas de contre-indication en dehors des appareils fonctionnant avec des sondes magnétiques (pacemaker…) pour ne pas créer d’interférences de champ.
Ce système permet de s’affranchir des fluctuations du champ magnétique terrestre en moyenne équivalent à 0,5 Gauss et des champs nocifs parasites qui nous entourent (ligne haute tension, antenne pour le wifi, et appareils électroménagers de votre logement).
Ce champ magnétique corps entier (CMCE) vous fait dormir dans une « bulle magnétique « protectrice.
Les patients étudiés sont revus après 7 nuits pour une première évaluation compte tenu de la rapidité d’effet (3-4 nuits en général parfois dès la première nuit) et pour s’assurer de la bonne mise en place du dispositif médical.
Chaque visite de contrôle (M1-M2-M3) comporte une  évaluation approfondie du sommeil par les échelles de Vis Morgen et  score de Spiegel, échelles quantitatives et qualitatives.
Les traitements en cours avant l’étude ne sont bien sûr pas modifiés, les plaques magnétiques apportant un complément  à la prise en charge classique de ces patients, elles ne se substituent  pas au traitement habituel mais permettent le plus souvent de proposer en fonction de l’amélioration une réduction significative voire parfois un sevrage en médications chimiques du sommeil.
Les premiers résultats sont plus qu’encourageants avec en moyenne 80% de répondeurs positifs à la première semaine et amélioration des scores en moyenne de 75 % confirmée à M1 malgré les événements interférentiels de la vie.