La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

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ACTIPOL : traitement performant du syndrome des jambes sans repos

Posté le 19 janvier 2015 à 12:22

Set Actipol - Auris MagneticLe syndrome de fibromyalgie est souvent associé à d’autres pathologies en lien avec des troubles du sommeil tel le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ou restless leg syndrome des anglosaxons, encore appelé impatiences nocturnes.

De quoi s’agit-il ?

Le patient présente un énervement des jambes exclusivement lorsqu’il est au repos, devant la TV ou dans son lit et il est soulagé par le mouvement. Le patient cherche le frais, agite les jambes… le syndrome l’obligeant à se lever et marcher. Le caractère vespéral de cette pathologie perturbe dans les formes sévères le sommeil.

Ce syndrome décrit pour la première fois en 1689 (Sir T Willis), est très fréquent et touche 5 à 10% de la population française. Un antécédent familial est retrouvé dans 50% des cas. L’identification de facteurs génétiques est en cours (chromosome 9p,12q, 14q).

La cause en est inconnue mais autrefois on pensait qu’il était en lien avec le stress (« tibia anxietum ») et l’insuffisance veineuse. Par la suite il a été décrit comme facteur favorisant un déficit en fer, en vitamine (folates) voire un défaut du système dopaminergique.

Dans 10% des cas le syndrome des jambes sans repos peut révéler une maladie de Parkinson, une autre neuropathie ou une néphropathie.

Dans l’étude en cours  Actipol pour lutter contre la fibromyalgie, il a été très rapidement noté par les patients une forte atténuation et même le plus souvent  une disparition totale et précoce du SJSR.

Une très bonne nouvelle pour les patients en mal de traitement depuis la mise au placard du clonazepam (Rivotril) et pour lesquels les traitements pharmacologiques proposés ne sont pas dénués d’importants effets secondaires. Opinirole (Adartel ou Requip), Pramipexole (Sifrol), Gabapentine (Neurontin) ou Prégabaline  (Lyrica) ,Trivastal, Traitement martial et …certains dérivés opiacés buprénorphine (Temgesic).

Fibromyalgie, la difficulté du diagnostic

4 commentaires

Posté le 2 janvier 2015 à 17:34

Tout d’abord, je vous sDiagnostiquer la fibromyalgieouhaite à toutes et tous, la meilleure année possible, avec une pensée toute particulier pour tous ceux qui luttent chaque jour pour recouvrer la santé, fort heureusement les médecines complémentaires sont là et tant pis pour les « scientifiques éclairés » qui n’y voient que le seul effet placebo.

J’ai choisi comme premier sujet de l’année de vous (re)parler de la fibromyalgie et surtout des difficultés de diagnostic.

Pas moins de 60% d’erreur diagnostic pour le syndrome de fibromyalgie !! Alors de quoi parle t-on ?

Le syndrome de fibromyalgie n’est pas considéré comme une maladie en absence de cause établie mais comme un syndrome c’est-à-dire une entité médicale regroupant des critères de diagnostic (nouveaux critères américains de 2010) sans cause établie mais reconnue par l’OMS.

Dans ces nouveaux critères, il faut éliminer un certain nombre de pathologies pouvant simuler un état douloureux fibromyalgique et susceptibles de bénéficier de traitements spécifiques appropriés.

Ces maladies fibromyalgiformes sont multiples mais parmi les pièges les plus fréquents, on peut citer :

–    certains rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) ou maladies auto-immunes (MAI) comme le syndrome de Gougerot Sjögren ou syndrome sec, le Lupus érythémateux aigu disséminé ou Lupus systémique, les Spondyloarthrites féminines (la Fibromyalgie est associée dans 15 à 30% des cas à un RIC comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus systémique, les Spondyloarthrites …)

–    certaines endocrinopathies et maladies métaboliques:  l’hypothyroidie, le diabète phosphoré…

–    certaines pathologies iatrogéniques ou médicamenteuses comme les myalgies sous statines (hypolipemiant anti cholestérol)

–    certaines neuromyopathies

Le plus souvent un bilan par prise de sang permet de redresser le diagnostic pour le plus grand bénéfice du patient. Tout médecin attentif peut chaque année corriger ainsi le diagnostic de fibromyalgie initial chez un minimum d’une dizaine de patients…

Mais parfois le diagnostic de fibromyalgie n’est pas porté par défaut (faux négatif) compte tenu des fluctuations de la pathologie ou plus rarement de la surdité du personnel soignant.