La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

Phagothérapie, bien mieux que les antibiotiques

Dans le monde vivant, l’équilibre des espèces s’effectue par le biais de prédateurs spécifiques : des renards pour ne pas être envahis par les lapins, des lions pour réguler les gazelles, des chats pour limiter les souris. Il en va de même dans le monde des insectes, des poissons… et des bactéries, car la nature a tout prévu, quand l’homme apprenti-sorcier veut bien la laisser faire, voire l’aider. Mais la plupart des médecins ne connaissent pas l’existence des bactériophages…sauf en Russie où l’on pratique couramment la phagothérapie.

Des virus se nourrissant d’une bactérie spécifique

Nouvelle découverte ? Pas du tout : L’utilisation des virus bactériophages a été une thérapie efficace utilisée avant l’avènement des antibiotiques. Découverts tout d’abord en 1915 par Frederick W. Twort à Londres, puis observés de nouveau en 1917 par Félix d’Hérelle, et isolés par ce dernier, ces virus mangeurs de bactéries connurent dès cette époque leurs premières applications dans le traitement de grosses infections et révélèrent publiquement leurs premiers succès au début des années 1920. On a appelé cela la phagothérapie.

Hélas, à partir des années 30, les bactériophages furent définitivement mis au placard au profit des antibiotiques bien plus rentables. Depuis ce temps, il n’existe plus aucune publication en France traitant de la phagothérapie.

Deux énormes différences entre les phages et les antibiotiques : la première est les antibiotiques éradiquent tout sans distinction sur leur passage. C’est le nettoyage par le vide comme dans les sales guerres. Rappelons que dans un corps humain,  nous avons en moyenne 5 kg de bactéries ouvrières sans lesquelles nous ne pourrions pas survivre. En première ligne il y a la flore intestinale qui est la principale gardienne de notre santé.« Quand l’intestin ne va plus, rien ne va plus,… même le moral ! »

La seconde différence c’est que les antibiotiques ne sont pas bactéricides, mais seulement bactériostatiques – ce qui veut dire que les bactéries pathogènes sont provisoirement endormies pour quelques semaines, et on recommence par la suite, avec les mêmes pour le plus grand plaisir des médecins et des pharmaciens.

Enfin, tout le monde sait que la médecine actuelle se trouve confrontée à un énorme problème : non seulement les bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques classiques, mais elles mutent même pour pouvoir s’en nourrir… Comme nous l’explique Alain Dublanchet dans un livre qu’il a publié aux éditions Favre « Des virus pour combattre les infections », cette résistance aux antibiotiques fut pourtant constatée dès la mise sur le marché de la pénicilline. Par la suite, les échecs répétés de ces antibiothérapies n’ont pas été remis en question par la science médicale qui s’est seulement obstinée à rechercher de nouvelles molécules de la même famille. Ainsi sont nées les fameuses infections nosocomiales – en fait des soins qui tuent !
Pourquoi en France les phages ne sont-ils ni étudiés ni fabriqués? Parce qu’ils ne sont tout simplement pas brevetables et présentent donc aucun intérêt financier !
A lire l’article complet paru dans Alternative Santé le 14 janvier 2015 http://www.alternativesante.fr/antibiotiques/la-phagotherapie-chez-les-russes-mais-pas-chez-nous

Cet article a été publié le 23 février 2016 à 17:58 et est classé dans Général. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire référence à cet article depuis votre propre site web.

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