La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

Les différents types d’aimants

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les différents aimants utilisés en thérapie magnétique. Pour vous aider à vous y retrouver voici quelques notions importantes pour ne pas vous faire abuser.

En thérapie magnétique on utilise essentiellement 2 types d’aimants : les ferrite et les néodyme. On les distingue par 2 caractéristiques importantes : leur rémanence et leur champ au contact.

Qu’appelle-t-on la rémanence ?
Pour caractériser la puissance du matériau composant l’aimant, on utilise le terme de « rémanence ». Il s’agit de la force magnétique conservée par le matériau après avoir été aimanté à saturation. Plus cette valeur est élevée, plus à volume égal, le matériau est un aimant puissant.
Les aimants ferrite ont été inventés au siècle dernier, dans les années 50. Leur rémanence tourne autour de 3 600 à 3 800 Gauss. Les aimants ferrite sont en alliage d’oxyde de fer et sels de strontium de baryum. Peu utilisés en thérapie, on les trouve cependant en rééquilibre énergétique ou pour la magnétisation d’importants volumes d’eau grâce à leur grande surface polaire. Ils sont peu sensibles à l’oxydation ou à la chaleur.

Les aimants néodyme datent eux du milieu des années 1980, c’est le matériau magnétique le plus puissant commercialisé à ce jour. Leur rémanence est de 12 200 Gauss à 14 000 Gauss. Il s’agit en réalité d’un alliage néodyme-fer-bore, le néodyme étant une terre rare (pas si rare que ça d’ailleurs…). Très puissants et donc très efficaces, ils sont sensibles à l’oxydation ou à la casse, surtout pour les 14 000 Gauss. En thérapie, ils nécessitent obligatoirement à minima un revêtement époxy ou titane (brevet Auris). Leur fabrication plus complexe et les composants plus chers, les rendent relativement onéreux. En effet, un aimant néodyme coûte 25 fois plus cher qu’un aimant ferrite. Leur forte puissance concentrée dans un petit volume leur donne une efficacité thérapeutique sans égale.

Quel est le champ au contact ?
Autre valeur utile à se rappeler : le champ au contact. Il s’agit du champ utile restitué à la surface de l’aimant. Pour un aimant ferrite d’une rémanence de 3 800 Gauss le champ au contact varie de 400 à 1 000 Gauss selon ses dimensions. Pour un aimant néodyme d’une rémanence de 12 200 Gauss le champ au contact varie de 2 500 à 4 000 Gauss, toujours selon ses dimensions.

Alors attention aux arnaques : par exemple vu sur le web une ceinture composée d’aimants annoncés comme « néodyme » avec une rémanence de 12 200 Gauss mais avec un champ au contact de 750 Gauss. Ce champ au contact indique clairement qu’il s’agit de simples aimants « ferrite » d’un coût, rappelons-le, 25 fois moins cher, dommage pour l’acheteur, il n’aura que peu ou pas d’effets bénéfiques mais c’est tout bénéfice pour ce vendeur peu scrupuleux !

Cet article a été publié le 8 janvier 2018 à 19:10 et est classé dans Général. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire référence à cet article depuis votre propre site web.

Poster un commentaire





Les champs marqués d'une * sont obligatoires

ERREUR: extension si-captcha.php: support d'image GD non détecté en PHP!

Contactez votre hébergeur et demandez-lui d'activer la prise en charge de l'image GD pour PHP.

ERREUR: extension si-captcha.php: imagepng fonction non détectée en PHP!

Contactez votre hébergeur et demandez-lui d'activer l'imagepng pour PHP.