Homéopathie, la guerre est déclarée

Inventée il y a plus de deux cents ans par un médecin allemand, Samuel Hahnemann, l’homéopathie repose sur trois principes.
Le premier pose qu’une substance provoquant une série de symptômes chez une personne en bonne santé permet de guérir le malade qui présente les mêmes symptômes: c’est la loi de similitude, qui veut que l’on donne de la caféine diluée pour prévenir les insomnies, du venin d’abeille dilué contre les piqûres d’insecte, etc.
Le second principe préconise de diluer le produit, et au maximum, ce qui permettrait à la fois d’en minimiser la toxicité et de le rendre plus efficace pour soigner – des secousses sont en outre pratiquées pour accroître l’efficacité du produit.
Enfin, selon la loi dite d’individualisation, il importe de soigner l’individu en examinant son corps, mais aussi son mental, ses émotions, etc. Autrement dit, adopter une approche holistique, impliquant que deux personnes souffrant du même rhume pourront se voir prescrire des traitements différents.
conventionnelle…
S’agissant de combattre une maladie, les médecins cherchent à faire diminuer ses symptômes. Pour y parvenir, ils s’appuient sur des molécules qui peuvent cibler des organes. L’exact opposé du principe de dilution, qui fait l’objet des plus vives critiques: comment une substance dont on ne trouve plus aucune molécule active pourrait-elle avoir un impact thérapeutique?

Pour les partisans de l’homéopathie, il y a pourtant de nombreux effets biologiques mesurables, que l’on pourrait peut-être attribuer à une sorte de «mémoire» de l’eau. Le problème est qu’un tel effet n’a jamais été établi scientifiquement, malgré de nombreux essais. La polémique reste toujours aussi vive depuis la célèbre controverse sur cette question, l’affaire Benveniste, datant de la fin des années 1980. Depuis lors, le manque de preuves a été pointé tour à tour par la méta-analyse parue dans The Lancet, puis par les deux rapports britannique et australien. Pour ces scientifiques, l’homéopathie a, au mieux, l’efficacité d’un placebo.

Au fond le vrai problème est celui du remboursement : ou l’homéopathie est un médicament et à ce titre, doit est remboursée, si ce n’est qu’un placebo son remboursement n’est pas justifié.

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