Le sommeil, le meilleur antidouleur ?

Les effets (néfastes) du manque de sommeil sur le cerveau sont nombreux. Diminution des réflexes, état semblable à celui d’une déficience cognitive, baisse de notre capacité à apprendre et à former de nouveaux souvenirs, etc. Mais de nouvelles recherches menées par des chercheurs de l’université de Californie, prouvent à quel point le manque de sommeil augmente la sensibilité à la douleur en diminuant la réponse analgésique du cerveau.
Les scientifiques ont provoqué une sensation de douleur chez 24 jeunes volontaires en bonne santé en appliquant de la chaleur sur leurs jambes. Le premier test, qui a servi à évaluer et enregistrer le seuil de douleur de chaque participant, a été effectué après une bonne nuit de sommeil. Mais lors du deuxième test, les patchs chauffants ont été appliqués après une nuit blanche. Résultat : tous les volontaires ont ressenti de la douleur à des températures plus basses qu’au cours du test précédent. Leur sensibilité à la douleur a donc augmenté après une nuit de sommeil insuffisant.
Sans repos, la zone du cerveau associée à la douleur devient hyperactive, l’activité dans le noyau du cerveau diminue et libère moins de dopamine (hormone du plaisir qui soulage la douleur), et la partie du cerveau qui évalue les signaux de douleur et prépare la réaction du corps à la douleur, est également moins active.
L’étude sur le set du sommeil magnétique Actipol avait déjà montré qu’en améliorant le sommeil des fibromyalgiques leurs douleurs diminuaient.

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