Glaucomes : la cécité n’est pas une fatalité

Première cause de cécité en France, le glaucome se développe le plus souvent sans douleur. Or une fois dépistée et traitée, la malvoyance peut être évitée dans la majorité des cas.
Son dépistage est souvent négligé. Pourtant, fond d’œil pour voir la tête du nerf optique, prise de la tension intraoculaire, tomographie en cohérence optique pour évaluer l’épaisseur des fibres nerveuses optiques, les ophtalmologistes ont tous les outils nécessaires pour dépister très tôt le glaucome.
Les cas très sévères représentent 20 à 25 % de tous les glaucomes, ce qui signifie que 75 à 80 % des patients garderont une vision correcte s’ils sont traités. Et si le dépistage était amélioré, ces bons chiffres pourraient encore grimper. « En France, environ 800 000 personnes ont un glaucome connu et traité, pour 400 000 avec un glaucome non diagnostiqué », rappelle le Pr Alain Bron du CHU de Dijon.
Le globe oculaire est une coque inextensible dans laquelle est sécrétée en permanence l’humeur aqueuse. Elle ressort par le biais du trabéculum (sorte de filtre) et il se crée un équilibre entre sécrétion et évacuation. Mais si l’écoulement est gêné, la pression dans l’œil augmente et les fibres du nerf optique souffrent. Le traitement médical par collyre reste le traitement de choix des glaucomes primitifs, certains réduisent la production de l’humeur aqueuse et d’autres accélèrent son élimination.
En thérapie magnétique, les masques oculaires Auris régulent la pression intra-oculaire et agissent sur la fatigue oculaire.

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