Le champ magnétique contre Alzheimer

Le champ magnétique, qu’il soit statique (aimants) ou pulsé (bobines), possède des pouvoirs thérapeutiques dont l’étendue ne cesse d’étonner de jour en jour.
Une entreprise américaine, NeuroEM Therapeutics, mène des essais sur les ondes électromagnétiques pour améliorer les performances cognitives des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.
Un casque façon bonnet de bain doté d’électrodes émet des ondes électromagnétiques pour briser les amoncellements de protéines bêta amyloïdes (A-bêta) et de protéines tau, considérées comme les grandes responsables de la maladie d’Alzheimer. Les dépôts de protéines A-bêta forment des plaques dans le cerveau qui bloquent les signaux qu’émettent les neurones entre elles. Les protéines tau, elles, peuvent en venir à former des amas, qui les empêche de jouer leur rôle consistant à alimenter les neurones en nutriments.
Cette première étude n’a porté que sur 8 patients souffrant de la maladie d’Alzheimer à un stade peu ou moyennement avancé. Les chercheurs ont noté une nette amélioration cognitive chez sept d’entre eux et aucun effet secondaire n’a été détecté au cours de cette période, ont-ils expliqué dans le Journal of Alzheimer’s Disease qui a publié leur étude.
Pour cet essai, les chercheurs ont placé le dispositif (baptisé MemorEMTM) sur la tête des patients à leur domicile, deux fois par jour, pendant une heure. Les électrodes étaient activées de façon séquentielle. Pendant le temps du traitement, les patients bénéficiaient d’une mobilité quasi complète et pouvaient vaquer à leurs occupations quotidiennes. “Les effets sur la mémoire ont été tels qu’aucun des patients n’a voulu rendre le casque à l’issue des deux mois d’essai” a déclaré le Dr. Gary Arendash, principal auteur de l’étude et dirigeant de la société NeuroEM Therapeutics.
L’entreprise entend maintenant poursuivre ses tests en recrutant 150 personnes souffrant de la maladie d’ici la fin de l’année.
Si cette nouvelle étape s’avère concluante, NeuroEM Therapeutics compte demander à l’Administration américaine de l’alimentation et des médicaments (FDA) d’homologuer son produit. A suivre.

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