Peut-on soigner l’arthrose avec des aimants thérapeutiques

Le recours aux aimants thérapeutiques, dépasse très largement le cadre des médecines alternatives. Les professionnels de santé, rhumatologues, médecins, kinés, en ont bien compris l’intérêt dans le traitement de la douleur, y compris celle de l’arthrose.
L’arthrose est la maladie rhumatismale la plus répandue, elle touche toute la population à tous les âges, même les adolescents.
C’est le plus fréquent des rhumatismes qui peut se définir comme la dégénérescence principalement du cartilage articulaire mais aussi des autres composants de l’articulation : membranes synoviales, ligaments, tendons.
Elle peut toucher toutes les articulations et se traduit principalement par des douleurs, raideurs et diminution des capacités fonctionnelles.
Pour le pouce, on parle de rhizarthrose, le genou de gonarthrose, la hanche de coxarthrose, les lombaires de lombarthrose, les cervicales de cervicarthrose…
Quelles sont les articulations les plus touchées par l’arthrose ?
Les articulations les plus touchées sont le genou et la hanche, mais l’arthrose peut également atteindre les articulations non portantes, notamment celles du pouce et des doigts, avec à chaque fois les douleurs bien présentes voire handicapantes.
L’intensité des douleurs varient d’un individu à l’autre qui va d’une douleur réduite pour atteindre un stade insupportable.
Dans le cas d’une gonarthrose, les douleurs se manifestent sur la face externe ou interne du genou, mais il peut arriver qu’elles soient éprouvées hors de la zone articulaire touchée par l’arthrose, en particulier au niveau du creux poplité, situé à l’arrière du genou.
La douleur articulaire de la gonarthrose est surtout déclenchée par l’activité physique, la marche, ou le fait de monter (et descendre) les marches d’un escalier et qu’elle soit accompagnée de poussées inflammatoires douloureuses. La douleur se calme souvent au repos, en position allongée ou assise mais elle peut être aggravée par un excès pondéral et le port d’objets trop lourds.
L’arthrose cause de nombreux dégâts articulaires : les fragments cartilagineux et la libération de diverses substances inflammatoires qui en résultent provoquent une irritation de la membrane synoviale. Par réaction, cette dernière produit une quantité anormalement élevée de liquide synovial, une substance servant à lubrifier la zone intra-articulaire.
Lorsque la concentration de liquide synovial est vraiment trop importante, le genou gonfle. Cela peut entraîner une gêne importante en raison de l’hyperpression provoquée, notamment dans la zone postérieure du genou. À noter qu’un épanchement de synovie sévère peut nécessiter une ponction.
Les autres atteintes articulaires de l’arthrose sont beaucoup plus rares, à moins d’un traumatisme violent (ex. : fracture, entorse) ou de microtraumatismes fréquents (ex. : répétition de certains gestes sportifs…).
Le traitement de l’arthrose se faisait, jusqu’à très récemment, par la prescription d’antalgiques et/ou anti-inflammatoires mais l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) est fréquemment limitée par des effets gastro-intestinaux, cardiaques et rénaux indésirables, en particulier chez les personnes âgées polymédicamentés. Les aimants thérapeutiques constituent une approche non chirurgicale et non médicamenteuse très intéressante, notamment en raison de leur efficacité et de leur sécurité d’emploi.

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