La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

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Fibromyalgie : on en est où ?

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Posté le 4 septembre 2014 à 08:00

fibromyalgiePathologie handicapante, invalidante et excessivement douloureuse, la fibromyalgie toucherait en France plus de 3 millions de personnes, le point avec deux spécialistes les docteurs Jean-François Marc et Jean-Luc Renevier :

En France, le traitement pharmacologique repose essentiellement  sur la prescription d’antalgiques (Paracetamol, Tramadol), d’antiépileptiques (prégabaline) ou d’antidépresseurs connus pour leurs effets antalgiques (amitryptiline, plus récemment fluoxétine et surtout doluxétine, milnacipran) mais dont aucun n’est indiqué spécifiquement pour la fibromyalgie car elle est encore identifiée comme un syndrome et non comme une pathologie unique. L’Agence Européenne du Médicament (EMEA) vient ainsi de refuser d’autoriser trois médicaments pour l’indication de fibromyalgie, alors que la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité équivalente aux États-Unis, l’a fait récemment… L’EMEA se base pour sa décision sur la conjonction d’une efficacité très partielle et d’une tolérance médiocre mal connue à long terme de ces médicaments neuro-actifs. Les antalgiques majeurs (morphine) restent contre indiqués car peu efficaces, mal tolérés et à risque de dépendance ou d’accoutumance. Il faut rappeler que les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou cortisoniques n’ont pas leur place en raison de leur inefficacité et forte iatrogénicité potentielle.

Les traitements non pharmacologiques comprennent les thérapies cognitivo-comportementales, la relaxation, l’hypnose, les cures thermales, la balnéothérapie  et certaines médecines alternatives l’homéopathie, la phytothérapie, l’acupuncture, la magnétothérapie …

Ces traitements pharmacologiques et non pharmacologiques s’intègrent dans une prise en charge globale psychologique, socioprofessionnelle et familiale. L’écoute, l’empathie, la reconnaissance médicale de la pathologie, l’éducation thérapeutique  et le soutien des associations de patients sont importants à considérer.

Dans l’ensemble, la prise en charge thérapeutique reste relativement insatisfaisante malgré certains espoirs récents  comme l’hormone de croissance, la stimulation répétitive électrique ou  magnétique transcrânienne (r-TMS) dont les effets bénéfiques demandent à être confirmés. Il a été récemment démontré que cette technique de stimulation du cortex cérébral permettait d’atténuer certaines douleurs  non seulement à court terme mais aussi à moyen et peut-être long terme. Les inquiétudes sur les facultés cognitives ont été écartées par un travail tout récent d’équipes françaises. Dans un même ordre d’idée positive, une étude intéressante est actuellement en cours en France avec « Actipol » dispositif médical permettant par le biais d’un champ magnétique corps entier (CMCE) de restaurer rapidement et sans danger un sommeil réparateur par rétablissement de l’homéostasie magnétique du patient.

La prise en charge de ce syndrome est loin d’être standardisée et la comparaison avec la situation qui prévalait il y a 15 ans peut nous permettre d’être raisonnablement optimistes pour l’avenir à moyen terme.