La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

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UN AIMANT POUR DÉTECTER LE PALUDISME

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Posté le 10 septembre 2014 à 08:05

Le paludisme (la malaria pour les anglophones), touche 200 millions de personnes chaque année et en tue 600 000. Le parasite du paludisme est principalement transmis la nuit, lors de la piqûre par une femelle moustique du genre anophèle, elle-même contaminée après avoir piqué un individu impaludé.

Actuellement le diagnostic s’effectue par une analyse au microscope d’un peu de sang sur une lame de verre à l’aide d’un colorant chimique permettant d’évaluer la concentration de parasites plasmodium dans le sang par comptage. La méthode est approximative et l’erreur humaine fréquente. D’autre part la technologie et l’expertise ne sont pas toujours disponibles dans des régions les plus touchées par la maladie.

Des chercheurs de Singapour et du MIT (Massachusettes Institute of Technology) viennent d’annoncer la mise au point d’un nouveau test, fiable, rapide et très économique.

Et c’est là que l’aimant intervient.

La technique utilisée s’appelle la RMN, la relaxométrie par résonance magnétique, proche de IRM. Elle repose sur la détection d’un biomarqueur, des cristaux d’hémozoïne, déchets laissés par le parasite dans le sang après la piqûre.
Lorsque les cristaux d’hémozoïne, légèrement ferreux, sont exposés au champ magnétique, ils interfèrent avec les orientations normales des atomes d’hydrogène. La résonance magnétique de l’hydrogène est perturbée et plus la perturbation est importante, plus la concentration d’hémozoïne est forte et le paludisme présent. Le dispositif utilise un aimant de 0,5 Tesla (5000 Gauss), moins puissant et plus économique que les superpuissants aimants de 2 ou 3 Tesla (30 000 Gauss) utilisés par les IRM.
Facile à utiliser sur le terrain, le prix estimé de l’appareil est d’environ 1.500 € et chaque test, qui s’effectue en moins d’une minute, est très économique, moins de 0,10 €.

L’importance d’un test rapide et fiable est une avancée majeure car les symptômes apparaissent en 10 à 15 jours après la piqûre : fièvre, maux de tête, frissons et vomissements. Et s’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme peut évoluer vers une affection souvent mortelle.

PS : Un cocorico : la cause du paludisme, le parasite protozoaire, a été découverte en 1880 par un médecin de l’armée française, Alphonse Laveran, ce qui lui valut le prix Nobel de médecine en 1907.

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