La thérapie magnétique, le blog de Monique Vial

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ARTHROSE : LES FACTEURS DE RISQUE

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Posté le 23 août 2014 à 08:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie (2éme partie)

Les facteurs intrinsèques

Pour l’ensemble des lésions arthrosiques, le premier facteur de risque est l’âge. Cependant, l’apparition des premiers signes d’arthrose peut être précoce. Une étude américaine, portant sur toute une population de sujets âgés de 25 à 74 ans, montre qu’un tiers d’entre eux présente au moins un signe radiologique d’arthrose.

Le facteur sexe est aussi important, car quelle que soit la localisation, la population féminine est beaucoup plus atteinte que la population masculine, que ce soit en nombre de localisations ou en degré d’évolution et d’évolutivité des lésions.

Viennent ensuite les facteurs ethniques, les Asiatiques et les Africains de race noire présentant une prévalence très faible par rapport aux Occidentaux.

L’existence d’un facteur héréditaire a été récemment mis en évidence pour certaines localisations comme l’arthrose digitale ainsi que pour l’arthrose généralisée.

Les facteurs extrinsèques

Les traumatismes, quelle que soit l’origine, sont de grands pourvoyeurs d’arthrose.

L’altération du cartilage peut être contemporaine ou apparaître à distance, mais dans tous les cas l’instabilité articulaire est à elle seule une cause majeure de dégradation du cartilage. Parmi les facteurs mécaniques, le rôle des micro-traumatismes n’est plus à démontrer. Si la pratique sportive n’est pas en soit à l’origine de lésions arthrosiques, il en est autrement des pratiques intensives de certains sports qui, par l’utilisation excessive des capacités articulaires, génèrent de véritables «surmenages articulaires» qui font le lit de l’arthrose, notamment au niveau du genou. Les sports les plus souvent impliqués sont les sports violents comme le rugby, le football, le ski de piste ainsi que tous les sports de combat.

Il est aussi important de noter que certaines professions sont particulièrement exposées, notamment celles en rapport avec des vibrations importantes (marteau-piqueur) ou des gestes répétitifs violents (tailleurs de pierre, métallurgistes…).

Enfin, les gestes chirurgicaux, notamment les ligamentoplasties et les méniscectomies, sont souvent à l’origine de l’apparition d’une gonarthrose.

Le dernier facteur particulièrement spécifique de la gonarthrose concerne la surcharge pondérale et a fortiori l’obésité. Spécifiquement corrélée à l’atteinte articulaire chez la femme, l’obésité peut multiplier par 9 le risque d’apparition d’une gonarthrose. Si le lien entre surpoids et atteinte mécanique de l’articulation semble évident, il n’en demeure pas moins que cette relation fait appel à des mécanismes complexes faisant intervenir le processus de régulation hormonale, l’obésité augmentant le risque arthrosique sur toutes les articulations en charge mais aussi sur les autres articulations notamment celles des doigts.

Arthrose : tous concernés

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Posté le 21 août 2014 à 17:00

Par le Docteur Jean François Marc, Rhumatologue et médecin du sport, membre titulaire de la Société Française de Rhumatologie.(1ère partie)

Face à l’allongement considérable de l’espérance de vie des populations et dans une recherche permanente de qualité de vie optimale, la lutte contre l’arthrose sera un des grands défis de ce millénaire que les aimants thérapeutiques contribueront largement à soulager de la manière la plus naturelle qui soit.

QU’EST-CE QUE L’ARTHROSE ?

L’arthrose est une maladie dégénérative articulaire, d’évolution chronique, qui conduit à une destruction cartilagineuse progressive.

Contrairement à de nombreuses idées reçues, l’arthrose ne répond pas à un phénomène d’usure du tissu cartilagineux, mais à une modification de l’équilibre cellulaire de ce dernier. En effet, le cartilage est un tissu vivant qui se remanie en permanence. Le renouvellement du cartilage normal répond ainsi à une série de réactions qui associent dégradation des tissus altérés d’une part et synthèse de nouveau cartilage d’autre part. L’arthrose apparaît dès lors qu’il existe un déséquilibre entre ces deux phases. Ce déséquilibre peut porter à la fois sur la quantité, moins de tissu formé que détruit, et sur la qualité, le tissu nouvellement formé résistant moins bien aux contraintes mécaniques articulaires. Il apparaît donc une diminution de l’épaisseur du cartilage, d’où la fausse perception d’usure.

LES LOCALISATIONS DE L’ARTHROSE

L’arthrose ne touche que les articulations «diarthrodiales», c’est-à-dire les jonctions entre deux os qui sont mobiles et recouvertes de cartilage. Les principales localisations de l’arthrose sont les suivantes, certaines portant des noms spécifiques :

• Le genou ou gonarthrose,

• La hanche ou coxarthrose,

• L’épaule ou omarthrose,

• Les doigts, dont la rhizarthrose est une forme particulière qui ne concerne que l’arthrose de l’articulation de la base du pouce,

• Le rachis qui, en fonction, de l’étage s’appelle cervicarthrose, dorsarthrose ou lombarthrose,

• Le pied.

D’autres articulations peuvent être atteintes comme le coude, la cheville ou encore l’articulation temporomandibulaire, mais celles-ci sont généralement liées à des causes particulières (malformations, traumatismes…).

Les localisations multiples sont fréquentes et on parle d’arthrose généralisée lorsque trois articulations au moins sont touchées.

à suivre … Les facteurs de risque